Interview de Matthieu Hède, pdg du groupe FMH

Matthieu Hède, dirigeant du groupe FMH

Le groupe FMH présidé par Matthieu Héde est basé à Vayrac dans le Lot. Créée par son père, Jean-Paul Hède en 1977, la fonderie Diace est le navire amiral du groupe, spécialisée dans la fonderie aluminium sous pression et gravité, travaillant pour des secteurs très variés de l’industrie. Si la fonderie française a perdu de très nombreux acteurs, passant de 900 en 1990 à 250 ateliers en 2016, seuls les premiers de la classe comme Diace ont survécu. Après la création de la holding FMH avec l’entrée à son capital de Natixis Multicroissance et de Midi-Pyrénées Croissance, le groupe a racheté en 2015 la société Fin’Tech à Albi, dédiée au traitement de surface et à la peinture et TL21, une entreprise de  peinture industrielle à Dijon. Diace est désormais adossé à un groupe qui monte en puissance, dirigé par un jeune homme de 40 ans.

Avec la création du groupe FMH,  l’idée est bien de créer une ETI industrielle ?

Oui. FMH est  déjà un groupe de 190 personnes réalisant un chiffre d’affaire de 17 millions d’euros. Début 2018, nous devrions atteindre les 250 salariés pour un chiffre d’affaires d’environ 25 M€. D’ici cinq ans, le groupe devrait pouvoir doubler son volume d’activité.

C’est un choix stratégique d’avoir une surface industrielle et financière plus importante à la fois par croissance organique et externe. En ajoutant à la fonderie, les métiers de l’usinage, du traitement de surface et de l’assemblage, nous apportons un produit fini à nos clients qui leur permet notamment d’avoir une supply chain plus efficace, plus performante. Avec la taille d’une ETI, on peut décrocher des contrats plus importants tout en rassurant nos clients. Les donneurs d’ordre nous poussent à grandir.

Quelle perspective pour la fonderie Diace ?