Interview de Sandrine Jullien-Rouquié, fondatrice de Ludilabel

Sandrine Jullien-Rouquié et son mari Michel Jullien sont issus du milieu du cinéma

 

 

Plusieurs fois distinguée comme championne de la croissance notamment par Technology Fast 50, bénéficiaire du Pass French Tech, élue start-up de l’année…Ludilabel est une belle aventure entrepreneuriale au féminin, démarrée à partir d’une idée de bon sens. Jeune maman, Sandrine Jullien-Rouquié a été rapidement confrontée au problème du marquage des vêtements exigé en crèche et dans les écoles. Constatant l’absence sur le marché de solutions satisfaisantes, alliant praticité de pose, résistance, personnalisation, design…elle a imaginé une étiquette ludique, se posant en deux secondes, adaptée au passage en machine à laver et aux normes de sécurité.

De l’idée à sa concrétisation,  du démarrage de la start-up au pilotage d’une Pme déployée à l’international, la fondatrice de Ludilabel, rejointe à la direction par son mari Michel Jullien,  évoque son parcours et les projets d’actualité.

Entreprises Occitanie : Vous êtes pionnière sur le Ludistick, sa mise au point a-t-elle été facile ?

Sandrine Jullien-Rouquié : J’ai d’abord approché les fournisseurs et ne trouvant pas de matériau sur étagère, j’ai consacré 1 an à la R&D pour parvenir à la bonne formulation. A savoir une colle sans toxicité efficace dans le temps en dépit des nombreux lavages et un support d’impression présentant les mêmes caractéristiques. Avec la création de Ludilabel en 2011, nous avons déposé la marque Ludistick devenue un terme générique.

EO : Vous avez opté d’entrée pour une stratégie digitale ?

S. J-R : Avec Internet, notre zone de chalandise est mondiale. Nous avons 4 sites marchands,  français, anglais, espagnol et italien lesquels sont conçus et pilotés par une ressource de chacun des pays. Ces natifs  sont en charge du marketing, de  la relation client, de l’animation des réseaux sociaux.

Le numérique étant la clé de voûte, 15 à 20% de notre CA sont consacrés à la communication digitale. Cependant, le bouche à oreille est de loin le premier canal prescripteur.

EO : Le succès a été immédiat ?

S. J-R : Il s’est bâti progressivement de manière virale ! Nous avons une communauté de 187 000 fans sur les réseaux sociaux. Notre catalogue est enrichi en permanence avec plusieurs offres de packs. L’e-acheteur est associé à la conception du produit. Il prend la main et interagit en famille pour personnaliser sa commande, choisir des formes, couleurs, dessins…Nos délais de livraison très rapides sont aussi un atout significatif.

Emma Bao