Marie-Laurence Meyer et Luc Oriat, Cofondateurs et codirecteurs d’Orme

L’an dernier, Orme, spécialisée dans le traitement d’image et de signal a fêté ses vingt ans. La société est née sous l’impulsion de Marie-Laurence Meyer (62 ans) et Luc Oriat (45 ans), à Toulouse, berceau de l’aéronautique. Leur idée était de créer un service de traitement de l’image ainsi qu’un logiciel basé sur les travaux de thèse effectués par Luc Oriat. Ainsi est né TrackImage, logiciel d’analyse de mouvement à partir de vidéo, vendu sous forme de logiciel ou sous forme de traitement de l’image. TrackReport permet lui d’analyser les données et d’en effectuer le post-traitement. Produits phares et historiques de la société, ces deux logiciels trouvent essentiellement leur application dans les crash tests de la sécurité automobile.

Aujourd’hui, l’entreprise compte parmi ses clients des grands comptes dans le domaine de l’aéronautique et du spatial (Airbus, Safran, Snecma, Thales, CNES, Latécoère), de l’automobile (Renault, PSA, Autoliv, Faurecia,Valéo), de la défense et de l’énergie (CEA, Schneider Electric) ou encore des cosmétiques (L’Oréal). Orme, située à Labège Innopole, compte désormais une dizaine de distributeurs de TrackImage et TrackReport à travers le monde.

Votre chiffre d’affaire est en constante progression et a augmenté de 16% en 2016. Comment expliquez-vous votre succès ?

L.O : TrackImage et TrackReport sont de bons logiciels en avance sur nos concurrents. Nous avons fourni beaucoup d’efforts pour développer le tracking en 3D et sur la manière de mesurer des points, des trajets en 3D avec une caméra.

MLM : Nous nous attachons aussi à apporter un très bon suivi à nos clients. Le fait que nous soyons une petite entreprise française est largement compensé par nos références en France et à l’étranger. Nous existons aussi depuis 21 ans et nous avons prouvé notre expertise dans ce domaine.