33ème édition du Festival Jazz sur son 31 : la musique de tous les horizons

Avishai Cohen à la Halle aux grains a fait se lever le public

Le jazz sous tous ses formes. La programmation de la 33ème édition du Festival Jazz sur son 31 organisé par le Conseil départemental de la Haute-Garonne, étonnait par son éclectisme, la volonté d’embrasser tous les styles ou presque de la planète Jazz sans frontière.

Le public est venu très nombreux dans la plupart des concerts organisés un peu partout dans le département avec 72 évènements dont 44 gratuits et des tarifs très abordables, entre 15 euros et 5 euros pour la plupart.

Le ton était donné dès la 1ère soirée avec la chanteuse musicienne Algérienne Nes au Pavillon de la République. Avec son violoncelle électronique, sa voix qui monte très haut, accompagnée par un second violoncelle mais classique et un batteur, Nesrine Belmokh, elle a lancé le festival en proposant toute son énergie venue du Moyen Orient et de la Méditerranée. Au même endroit, le jour suivant, une découverte. Bachar Mar-Khalifé est un phénomène, passant du piano à la percussion, de la chanson traditionnelle au jazz totalement déstructuré, inclassable, une sensibilité rare.

Deux propositions parmi bien d’autres à Toulouse mais aussi dans tout le département.

Avishai Cohen a fait le plein à la Halle aux grains et le musicien Israélien a fait se lever la salle plusieurs fois avec son jazz puissant et subtil à la fois, visitant tous les rythmes, c’est fort et visiblement le public adore. Le contrebassiste était accompagné par deux compères de choix, Noam David aux percussions et Elchin Shirinov au piano. Chacun y a met du sien en suivant les circonvolutions de la contrebasse.

Abraham Inc c’est un autre univers venu du cœur des Etats-Unis mais certainement pas comme son président actuel. Plus d’une dizaine de musiciens sur la scène du Bikini ont transporté le public dans un jazz très funk et des voyages du côté de la vieille Europe sous la férule de la clarinette de David Krakauer.

Impossible de tout suivre et écouter tellement le programme est riche et varié. Difficile ne pas trouver le Jazz qui vous fait vibrer, quasi pour tous les âges. Emile Parisien est par exemple allé puiser dans notre quotidien numérique, les virus et les spams, pour une inspiration très déjantée et rafraichissante qui cimente son dernier album présenté lors de son concert salle Nougaro.

Et l’on aimerait poursuivre plus loin lorsque la dernière note s’achève. C’est le miracle du jazz !