AERONAUTIQUE ET ESPACE : l'expertise du courtier Marsh à Toulouse

Le leader mondial en courtage d’assurance et conseil en risques d’entreprise est présent sur la région depuis une dizaine d’années. Marsh intervient sur tous les secteurs d’activité, proposant une large gamme de services, de la gestion des contrats au traitement des sinistres.

En France, une trentaine de personnes dédiées à l’aéronautique et au spatial

Bien que généraliste, le bureau toulousain se démarque des autres opérateurs en raison de l’expertise acquise dans les domaines aéronautique et spatial. Pour développer ce secteur, les moyens ont été renforcés depuis deux ans avec la présence toulousaine régulière de Thierry Justice, directeur du département Aviation et Espace de Marsh SA à Paris. Cette branche emploie en France une équipe pluridisciplinaire (ingénieurs, juristes, courtiers d’assurance…) d’une trentaine de personnes. Une cellule à la fois légère, très proche des clients et suffisamment importante pour négocier au mieux les contrats  avec les assureurs et réassureurs internationaux.

Ainsi les équipementiers, sous-traitants et fournisseurs d’aéronefs bénéficient en plus des prestations liées au métier de base du groupe, d’un accompagnement spécifique pour les aider à aller à l’international. « Nous nous occupons de la partie assurances et gestion des risques à l’étranger, suivant la réglementation applicable aux sociétés implantées sur place» indique David Verkinder, directeur régional adjoint. Thierry Justice évoque également des solutions innovantes pour se prémunir contre les fluctuations monétaires ainsi qu’une offre dédiée à l’aéronautique qui vise à mettre en place des dispositifs permettant d’affronter une « juridiciarisation » accrue du secteur.

Dans un projet  satellite, l’assurance est le 3ème poste de coûts

Concernant le spatial, Marsh est un acteur historique, s’étant positionné sur cette filière dès 1970. Cinq bureaux à travers le monde (Paris, Londres, New York, Moscou, Singapour) se consacrent à cette mission.  Un pool de 39 « illuminés »  agissant de manière « contre-intuitive » (à l’encontre des principes de l’assurance même basés sur la mutualisation du risque par l’effet de masse).

« Nous travaillons sur des produits très techniques, uniques ou de très petite série » souligne Thierry Justice. Aussi, le courtier et le client collaborent très en amont du projet, partageant l’accès à l’information et l’analyse des risques. Les enjeux financiers sont énormes. Sur un satellite, l’assurance constitue le 3ème poste de coût, venant s’ajouter à la construction du produit et à son lanceur.

Marsh conseille tous les maillons de la chaîne avec un portefeuille de clients diversifié : lanceurs (Arianespace…), opérateurs de satellites (Eutelsat, SES…), constructeurs (Thales Alenia Space, Astrium…),  sociétés de service (CLS…), banques…

Le champ de l’assurance ? Elle englobe le risque d’échec au lancement (opération qui mobilise de 150 à 400 millions de dollars) et le dysfonctionnement du satellite en orbite. Le contrat prévoit le financement d’un re-lancement, la prise en charge du coût de construction d’un nouveau satellite et également de l’assurance.

La couverture s’étend aussi au bon fonctionnement du produit en orbite. Le client est indemnisé à hauteur de son préjudice si le satellite en orbite n’est pas à 100% opérationnel. La phase transport des pièces d’assemblage et tronçons de fusées et satellites est également garantie.

A ce volet dommages, s’ajoute la responsabilité civile, étendue à tout préjudice causé à une tierce personne du fait de l’activité de l’industriel. L’indemnisation concerne par exemple les dégâts causés par un morceau de fusée retombant sur terre ou par des débris de satellites s’étant désintégrés. Généralement 10 à 15 assureurs en « syndication » couvrent un lanceur ou un satellite. Marsh définit le cahier des charges, sélectionne une compagnie d’assurance chef d’orchestre qui présente ses conditions, valide les termes du contrat. Le courtier complète le placement à hauteur de 100% de la capacité recherchée avec d’autres assureurs suiveurs. En toute situation, « nous défendons les intérêts du client que ce soit dans l’établissement de la police d’assurance ou dans la gestion des sinistres » conclut Thierry Justice.

Encadré

Toulouse est devenue une place de courtage

Marsh est une société du groupe Marsh & McLennan Compagnies (MMC), leader mondial en matière de services professionnel dans les domaines du conseil et des solutions en gestion des risques, en ressources humaines et en stratégie d’entreprise. Fondé en 1871, MMC emploie 52 000 collaborateurs dans plus de 100 pays et réalise un CA de plus de 11 milliards de dollars.

Ouvert en 2003, le bureau de Toulouse est une entité commerciale de 4 personnes en liaison avec l’établissement de Bordeaux (15 personnes), lequel gère 85% des affaires des clients Sud-Ouest. Les dossiers complexes (15%) sont traités au siège parisien de Marsh France (700 salariés au total).

« Si Bordeaux est une place de courtage traditionnelle, Toulouse depuis peu attire les grands noms de la profession » constate David Verkinder. Signe d’une reconnaissance de la vitalité économique de la région.