André Daguin, le Mousquetaire du canard et de l’entreprise

La une d'Entreprises Midi-Pyrénées avec André Daguin fêtant en décembre 1985 sa victoire aux élections à la CCI d'Auch

En décembre 1985, André Daguin fêtait à la Maison de Gascogne à Auch, la victoire de la liste présentée par l’Union patronale gersoise aux élections à la Chambre de commerce et d’industrie sous les clameurs de centaines de chefs d’entreprise, animée comme il se doit par une fanfare venue dare-dare de Vic Fezensac. Toute la Gascogne était là dont les anciens présidents de la CCI comme Maurice Messegué et au-delà avec la présence d’Alain Géraud, le président de l’Union patronale Midi-Pyrénées venu de Toulouse. André Daguin est parti en décembre dernier rejoindre sa place tout là-haut au pays merveilleux des grands chefs de cuisine. A l’Hôtel de France, il enchantait les palais, réinventant la préparation du magret et du foie gras, bousculant les traditions bien établies des grands-mères. On lui doit le foie cuit au torchon et plein de recettes comme le foie gras avec la courge. Deux étoiles au guide Michelin ont récompensé son travail en France mais aussi à l’étranger, aux Etats-Unis où les bienfaits du bon gras gersois ont été commentés. Sa fille Ariane y a développé une activité autour de la volaille de qualité qui emploie près de 300 salariés. Arnaud son fils poursuit une carrière dans la restauration. Sa formidable faconde et son énergie André Daguin l’a mise aussi au service de ses pairs, devenant un Mousquetaire de l’entreprise. Il a gagné son combat avec l’UMIH pour introduire la TVA à 5,5% dans la restauration. A la CCI et à l’Union Patronale gersoise, il était à la fois l’ambassadeur de l’économie locale et un rassembleur : il aimait la vie, le rugby, la cuisine, les taureaux et l’entreprise.