AUTOMOBILE : l'actualité sur le cluster Automotech, sur le circuit d'Albi, sur Univers-VE Helem, sur les start-up MycarInnovations et Coovia

Automotech va déployer le dispositif Performance Industrielle
Avec une cinquantaine d’entreprises adhérentes, un nombre en progression régulière, le cluster Automotech fédère un panel très diversifié d’acteurs de l’automobile. De la mobilité avec des éditeurs d’applications, des développeurs de services aux équipementiers et constructeurs…plusieurs métiers sont représentés. Tout comme font partie du groupement des fabricants de deux-roues et autres moyens de locomotion.
Parmi les sujets d’actualité, Automotech va déployer début 2015 l’opération Performance Industrielle financée par la Direccte et la PFA (1). Des grappes seront constituées autour de donneurs d’ordres rassemblant leurs pools de fournisseurs. L’objectif est d’améliorer la performance des PME dans différents domaines (relations avec la supply chain, lean manufacturing…). Continental a ouvert la voie en rassemblant en juillet dernier tous ses partenaires/sous-traitants pour travailler sur ce thème. Une dizaine d’entreprises devraient être dans la boucle du dispositif Performance Industrielle. Elles bénéficieront de diagnostics et d’accompagnement réalisés par des consultants experts. Automotech sera la pierre angulaire de cette initiative.
Le cluster relaye aussi l’enquête de performance industrielle lancée par la PFA. Les entreprises du secteur sont invitées à s’autoévaluer via 18 indicateurs. En renseignant cette grille de données, elles peuvent se situer, s’étalonner de manière anonyme.
On rappellera qu’Automotech présidée par Jean-Luc Maté est animé par Midi-Pyrénées Expansion, agence régionale présidée par Bernard Plano.
(1) : Plafeforme Filière Automobile
 
Le véhicule Businova homologué sur le circuit d’Albi
La Sem Eveer’Hy’Pôle s’est fortement mobilisée sur le nouvel autobus made in Albi. Elle a œuvré avec son constructeur, la société Safra pour la constitution et le suivi du dossier d’homologation du véhicule Businova. Certains essais réglementaires ont même été mis en œuvre sur le site du circuit automobile d’Albi. En effet, des équipes de techniciens de l’U.T.A.C (service technique notifié par l’administration française pour effectuer l’ensemble des essais définis pour la réception des véhicules routiers) se sont déplacés sur l’autodrome en mai et en septembre dernier afin de procéder aux tous derniers essais réglementaires d’homologation du véhicule Businova. Cette démarche a ainsi permis d’optimiser le planning global de réception du véhicule. « Des essais réglementaires concernant la manœuvrabilité, la sécurité électrique, le niveau sonore, les dispositifs de direction, l’aménagement autobus-autocars, la résistance des sièges, l’indicateur de vitesse et le freinage du véhicule ont pu être évalués avec succès sur notre complexe » précise Nicolas Daudou en charge de la Sem Eveer’Hy’Pôle présidée par Jean-Michel Bouat.
Par ailleurs, Safra travaille à une nouvelle génération de Businova et sur des gammes de bus de différentes tailles. La PME albigeoise vise zéro émission pour les futurs autobus.
 
Maintien en activité du Circuit d’Albi
Suite à la liquidation judiciaire de l’association du circuit automobile d’Albi, la ville d’Albi, propriétaire de cette infrastructure, a décidé de mettre en place une délégation de service public pour en assurer l’exploitation. Le gestionnaire retenu continuera à accueillir les associations liées aux sports mécaniques présentes sur le site, à organiser des manifestations et compétitions, à poursuivre la diversification d’activités, bien enclenchée avec la présence depuis 5 ans de la Sem Eveer’Hy’Pôle qui possède toute une expertise en test et homologation de véhicules propres ainsi que sur les technologies hydrogène (une station-service à hydrogène est installée sur le circuit).
 
Univers-VE Helem poursuit la production de Colibus
La production des véhicules électriques se poursuit à Auch. La société Helem a été rachetée par une entité créée pour la circonstance : Univers-VE Helem. Elle est présidée par Denys Gounot qui à la tête d’une entreprise de fabrication de batteries basée au Mans, connaît bien le marché. Il s’est entouré d’industriels avec l’objectif de fonder un groupe axé sur le véhicule électrique. L’ensemble des actifs de Helem a été repris (brevet, marque, majorité du personnel…). Quant aux perspectives commerciales, une centaine de lettres d’intention d’achat de véhicules Diabline sont en portefeuille.
 
MyCar Innovations a trouvé ses 1ers clients
MyCar Innovations livre ses premiers clients. Cette start-up  présidée par Cédric Tadier, a conçu une solution embarquée de gestion de flotte. Sa plateforme Myk.Io permet de remonter des informations techniques ainsi que des données de comportement de conduite. Des outils optionnels de géolocalisation sont aussi proposés. Le boîtier devrait intéresser les loueurs de véhicules, les entreprises possédant des flottes, les professionnels de l’autopartage…MyCar Innovations déploie par ailleurs une offre b to c, un produit permettant aux particuliers de disposer d’un carnet d’entretien virtuel. Cet outil de suivi de la voiture intéresse le secteur de l’assurance avec le calcul de la prime au kilomètre roulé et une tarification tenant compte du comportement de l’automobiliste. Ce qui suppose d’entrée que ce dispositif soit homologué par les compagnies d’assurance.
L’entreprise qui emploie une douzaine de collaborateurs s’attend à une montée en puissance de la commercialisation dans les prochains mois.
 
 
Coovia  combine le covoiturage et le transport en commun pour calculer le meilleur trajet
 
Coovia amorce bien la pompe avec ses premiers contrats signés et une expérimentation conduite sur l’aire du Sicoval. David Larcher qui a fondé cette start-up en 2012, défend un concept original : la voiture est un transport en commun combinable avec d’autres moyens de locomotion disponibles pour accomplir un trajet. Constatant que 250 000 véhicules/jour circulent à Toulouse en aller-retour, il a eu l’idée d’exploiter le million de sièges vides que cela représentait ! L’application développée cible d’entrée ceux qui effectuent le déplacement entre leur domicile et leur entreprise. L’intéressé clique sur les boutons maison et travail de son smartphone et accède au trajet le plus direct, une solution pouvant intégrer du covoiturage, du métro, du tram ou du bus. Il contacte directement le chauffeur acceptant de partager sa voiture. Des aires de covoiturage facilitent l’emport et la dépose. 16 panneaux sont été aménagés au Sud de l’agglomération, à quelques mètres des arrêts d’autobus pour ne pas gêner ces derniers.
Coovia enregistre déjà 6300 personnes inscrites. Le modèle économique repose sur les entreprises qui s’impliquent dans le déplacement de leurs salariés et le développement durable. Airbus, Airbus Defence & Space, ATR, Aéroport de Toulouse-Blagnac font partie du portefeuille clients. Au démarrage, l’entreprise s’est surtout concentrée sur la zone aéroportuaire qui enregistre d’énormes flux en termes de trajets domicile-travail.
Quant à la R&D, les efforts se poursuivent pour optimiser la plateforme, le confort de navigation et l’ergonomie…

Emma Bao
Diffusé le 30 octobre 2014