Bulane poursuit les progrès sur la flamme à hydrogène

Bulane planifie une mise en marché de ses chaudières hybridess dans moins de 3 ans. Crédit : Bulane.

Fondée en 2009, Bulane a développé des stations professionnelles de brasage fonctionnant avec une flamme haute température à hydrogène, produit par électrolyse de l’eau. Aujourd’hui, la cleantech de Fabrègues, près de Montpellier, lance un nouveau pari sur l’hybridation des chaudières.

Depuis plus de dix ans, Bulane parie sur l’hydrogène et a fait sienne la vision de Jules Verne : « L’eau sera un jour employée comme combustible (…), l’hydrogène et l’oxygène, qui la constituent, utilisés isolément ou simultanément, fourniront une source de chaleur et de lumière inépuisable et d’une intensité que la houille ne saurait avoir » (L’île mystérieuse, 1875). Après des années de recherche, l’entreprise créée par Nicolas Jerez à Fabrègues, près de Montpellier, a développé une gamme de stations de brasage dyomix®, dont la flamme à 2800 degrés Celsius est obtenue par électrolyse de l’eau. La jeune entreprise, qui a bénéficié de l’accompagnement du BIC de Montpellier, de l’incubateur IMT-Mines Alès et de l’agence régionale d’innovation, a levé 2,7 millions d’euros en 2015 puis 2,8 millions fin 2018, auprès des investisseurs Sofimac Innovation, Irdi-Soridec Gestion et Sofilaro, de Bpifrance, de la Région, des banques BPS, SMC et BNP Paribas et des fondateurs.

La cleantech n’échappe pas à la crise du covid-19
 A présent, Bulane propose une gamme de stations de brasage aux industriels et une version mobile lancée en 2018 est distribuée par son partenaire Castolin auprès des frigoristes et chauffagistes. Un « petit frère » pour des utilisations occasionnelles devrait sortir début 2021, avec quelques mois de retard. La cleantech qui emploie une dizaine de salariés dont la moitié au bureau d’études n’échappe à la crise : « Nous avons perdu 70% du chiffre d’affaires sur mars et avril, relève Nicolas Jerez. Un temps stoppée par (...)

Sylvie Brouillet