Chez Celad, la solidarité fonctionne : on garde tous les stagiaires et les personnes en période d’essai !

Vincent Gardeau, dirigeant de Celad

Dirigeant de Celad, une ESN, Entreprise de services du numérique toulousaine qui emploie au total 1300 personnes avec l’ensemble de sa sous-traitance pour un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros, Vincent Gardeau compte bien sur la grande diversification de l’entreprise pour traverser la crise sanitaire sans trop de conséquences négatives. En 2020, il n’y aura pas de distribution de dividendes et les 35 stagiaires poursuivront leurs stages jusqu’au bout !

 

« C’est important que tous ces jeunes finissent correctement leurs études. Nous avons près de 300 clients différents dans les secteurs de la santé, le public, l’assurance, les mutuelles, l’automobile, l’aéronautique...sans dépendre d’un seul secteur comme le transport aérien, le tourisme, très sinistrés aujourd’hui ». Une baisse de 30% des activités avec des arrêts de mission, ou des reports est constatée. Au fil des jours la situation tend à se dégrader. « La reprise sera plus ou moins longue à venir selon les secteurs » explique Vincent Gardeau.

75% de l’effectif est en télétravail, des mesures de chômage partiel ont été prises. Mais Celad n’a voulu demander de report des échéances fiscales et sociales car le groupe a les moyens suffisants pour supporter ces sorties financières. « Nous sommes solidaires avec le gouvernement dans cette période d’urgence. On ne veut pas tirer sur la corde. Nous  accordons des avances sur salaires à ceux qui connaissent des difficultés ». 

Vincent Gardeau est aussi président des Dauphins du Toec, le club de natation n°1 en France. Mais là c’est l’arrêt complet pour tous les compétitieurs qui préparaient notamment les Jeux Olympiques et les autres....

Jean Luc Bénédini