Comment intégrer l’IA dans les services aux entreprises ?

 Luc Marta de Andrade, Pdg de U-Need et président de NXU, Nicolas Viallet, directeur opérationnel projet 3IA-Aniti, Yohan Rousseau, président de Strateg.in et Emmanuel Queritet, président de Big Happy.

A l’occasion du salon Serviciz le 3 octobre dernier, la CCI de Toulouse Haute-Garonne, le Medef 31 et le think tank NXU organisaient une table-ronde sur le thème de l’intelligence artificielle. Le directeur du nouvel institut Aniti, Nicolas Viallet faisait partie des participants.

 

Une cinquantaine de participants ont assisté à la conférence sur l’IA animée par Luc Marta de Andrade, dirigeant de U-Need et cofondateur du think tank NXU, dédié à l’analyse de l’impact sociétal face à l’émergence des NBIC (Nanotechnologies, biotechnologies, Informatique et sciences Cognitives). Cette thématique a été l’occasion de mettre aussi en lumière le nouvel institut Aniti, Artificial and Natural Intelligence Toulouse, qui a commencé à se structurer avec l’arrivée de son directeur début juillet, Nicolas Viallet. Aniti est l’un des quatre instituts interdisciplinaires en intelligence artificielle français mis en place suite au rapport Vilani pour « une stratégie nationale et européenne sur l’intelligence artificielle »

Trois axes de travail à l’Aniti
 «Notre institut travaille sur trois grands axes. Le premier est scientifique, le deuxième comprend toutes les problématiques liées à la formation, y compris la diffusion culturelle, et le troisième axe est tourné vers le développement économique : comment faciliter la diffusion de ces technologies de l’IA dans le monde économique, comment protéger et valoriser l’IA, soutenir la création de start-up dans ce domaine, etc », a expliqué Nicolas Viallet qui a aussi annoncé son objectif ambitieux de « doubler le nombre d’étudiants formés en IA d’ici 2023. »

« Un grand travail d’acceptabilité »
Après avoir rappelé que l’IA n’est pas une technologie nouvelle (démarrrage dans les années 50) mais que l’accélération de puissance de l’IA était certes vertigineuse aujourd’hui, Luc Marta de Andrade a signalé le retard de la France, comparativement aux avancées des Chinois et des Américains. Avis partagé par les autres intervenants mais Nicolas Viallet d’ajouter : « L’IA est déjà imprégnée chez nous, le chemin est fait. Mais il y a des usages pour lesquels on n’est pas encore là : la sécurité, les prises de décisions importantes. Il va y avoir un grand travail d’acceptabilité à faire ». C’est sur ce volet de l’acceptabilité que les questions éthiques chères au think tank NXU et à Aniti prendront leur place…

Deux PME covaincues
Big Happy n’a rien de scientifique ni technique, mais cette agence de conseil en communication s’est forcément rapprochée du digital pour coller aux attentes de ses clients. Son dirigeant Emmanuel Queritet est allé plus loin en intégrant l’IA dans ses process. Un ingénieur a été embauché, chargé de créer des algorithmes facilitant et accélérant la collecte des données : « L’IA a besoin d’être pilotée en permanence. Et ce seront toujours des personnes qui prendront les décisions », commentait-il sur le thème de la différence entre l’IA et l’IH (intelligence humaine). Yohan Rousseau, président de Strateg.in et créateur de l’outil Findee, accompagne les entreprises dans leur digitalisation. Son outil Findee permet aux entreprises de recourir à l’IA pour cibler leurs prospects clients et permet d’établir un fichier client conséquent et optimisé : « Nous ne faisons certainement pas disparaître les commerciaux, Findee est un outil d’intégration de données. Le travail d’un commercial n’est pas de trouver des prospects mais de les rencontrer et de leur vendre ensuite un produit ou un service ».