Comment la transformation numérique impacte les activités pharmaceutiques des Laboratoires Pierre Fabre ?

Ces réunions collaboratives ont contribué à faire émerger des projets
Ces cinq dernières années, en moyenne deux Hackathons par an ont planifiés

Il y a trois ans les Laboratoires Pierre Fabre lançaient le projet de transformation numérique en recrutant des chef digital officer, en constituant une Core Team digital, directement rattachés à la direction générale et à Olivier Siegler, directeur du Digital, des Organisations  & des Process et des Systèmes d’Information. Difficile d’ignorer cette révolution au moment où les GAFA investissent quasi sans compter dans la santé, ou des applications sur mobile comme met 23andMe sur le décryptage du génome ou Clue sur le cycle menstruel sont utilisées à l’échelle mondiale.

Pour insuffler cette nouvelle culture d’innovation dans la division pharmaceutique du groupe, Thierry Picard, initialement consultant externe, a été recruté. Il accompagne cette transformation numérique sur l’ensemble de la division et des activités tant dans les usages du quotidien, le marketing, le commerce que dans les nouvelles manières d’aborder les métiers de la santé, avec  l’utilisation des données, de l’intelligence artificielle, des objets connectés, plus tous les aspects autour de la formation et du coaching.

Les approches sont très pragmatiques et opérationnelles, basées principalement sur des coaching réalisées par des consultants extérieurs par exemple pour bien comprendre les réseaux sociaux et aider les marques du groupe à les intégrer dans leurs stratégies de communication. 

Ces cinq dernières années, en moyenne deux Hackathons par an ont planifiés : «C’est à  la fois court et très intense, on met les gens en situation d’ouvrir leurs esprits » relate Thierry Picard. Ces réunions collaboratives ont contribué à faire émerger des projets, à trouver de nouvelles solutions pour améliorer l’efficacité d’un traitement. Fin 2016, un hackathon « UroTech Challenge » organisé par les équipes de  Pierre Fabre permettait d’identifier un partenaire, la startup parisienne BioSerenity et de dégager des prototypes de tissus connectés pour la prise en charge de l’incontinence urinaire. En mai 2018, un contrat était signé portant sur le co-développement, l’accès au marché et la distribution d’un dispositif  médical permettant le diagnostic, l’évaluation et le suivi médical des troubles urinaires dans le cadre de l’hyperactivité vésicale.