Comment le Cnes soutient le déploiement de services et applications liés à Copernicus

Richard Moreno
La famille Sentinel, 7 satellites actuellement, en comprendra 12 à terme

Il y a 4 ans, des collaborative ground segments ont été définis, précisant les compétences et développements nécessaires à l’exploitation de Copernicus. Des régions relais dont la France se sont portées candidates pour distribuer les données libres de droit. Ayant reçu délégation pour accomplir cette mission, le Cnes a rapidement mis en place PEPS, la plateforme d’exploitation des produits Sentinel (peps.cnes.fr) avec tout le processing pour faciliter le déploiement de services à valeur ajoutée.

« Nous jouons un rôle d’incubateur, hébergeant les entreprises souhaitant développer des produits. Nous leur fournissons des ressources informatiques ainsi qu’une expertise technique et scientifique » précise Richard Moreno, expert senior données observation de la terre au Cnes, en évoquant la quantité de données stockées soit 3 péta octets. A partir du gisement Copernicus adapté à du prêt à l’emploi, les utilisateurs  pourront faire leurs traitements spécifiques. 4 entreprises bénéficient de PEPS ; elles ont pu installer leurs logiciels et développer leurs propres algorithmes, opérant géographiquement à distance. « Nous les aidons à franchir le gap entre la preuve du concept et l’élaboration d’un système opérationnel » complète Richard Moreno. L’objectif est d’accueillir une PME ou start-up par mois, chacune pour une durée de un an.

Vu la volumétrie de données collectées par Copernicus, ces dernières sont centralisées sur des sites précis, des DIAS (Datas information and access service). Pour assurer leur fonctionnement, l’ESA a lancé des appels d’offres. L’agence spatiale  financera le stockage des datas et les infrastructures de base. 4 consortiums industriels ont été sélectionnés, comprenant un acteur chef de file et un opérateur cloud