COMMERCE : TKB, nouveau magasin Kitchen Bazaar à l'Ile Maurice

 

 

Le 17ème magasin du réseau TOC & Kitchen Bazaar a ouvert à l’Ile Maurice. Une première à l’international pour cette enseigne toulousaine dirigée par Laurent Simon, spécialisée dans la vente de produits pour l’art culinaire avec des boutiques dans les centres villes. C’est la 3ème franchise du réseau et la première sous la marque Kitchen Bazaar.

Plusieurs projets de nouvelles franchises sont dans les cartons. « C’est un axe de développement avec un modèle que nous avons appris à bien maitriser » commente  Laurent Simon. A l’Ile Maurice, l’entreprise a trouvé un partenaire local solide avec un groupe originaire de Madagascar, Rajabali.  69 fournisseurs sur 70 ont joué le jeu pour maintenir les tarifs. En France l’idée est de couvrir le territoire en complétant les 14 succursales et les deux franchises sur les soixante zones d’achalandise de plus de 150 000 habitants identifiées. Au départ l’entreprise s’est développée en excluant la franchise afin de gérer en direct ses magasins en contrôlant à 100% le format, l’assortiment et le personnel.  Tous les salariés sont par exemple des passionnés de cuisine, certains ont eu leur propre restaurant, font fait l’Ecole hôtelière. Pour les franchises, Laurent Simon souhaitent travailler là aussi avec des connaisseurs de l’art culinaire. Le 2ème axe de croissance identifié c’est la relance des ventes sur internet. Globalement la cuisine fait toujours rêver, « c’est le loisir préféré des Français qui continuent à faire trois repas par jour. Notre ambition c’est d’être les magasins préférés des passionnés de cuisine ».

TKB aujourd’hui génère un chiffre d’affaire de 5,5 M€ avec 60 salariés. Pour le 6ème mois consécutif, le réseau a vu ses ventes croître de 5% dans un environnement commercial en centre-ville perturbé par les manifestations et les attentats. A l’origine l’entreprise est née avec le lancement de l’enseigne TOC, Trouble culinaire obsessionnel. En 2013, le réseau s’étend avec l’enseigne Kitchen Bazaar accompagné par l’entrée au capital de M Capital Partner (25%) et le groupe Mastrad (44%) apportant près de  2M€ de fond propres. Rapidement TKB est conduite à  réaménager sa dette bancaire étalée sur une douzaine d’année  suite à une procédure collective de sauvegarde en justice devant le tribunal de commerce. Dans la foulée, Laurent Simon restructure le réseau en concentrant les magasins en centre-ville. Les frais de siège sont réduits, la gamme est refondue autour des marques les plus performantes. Les ventes sur internet s’arrêtent en l’absence d’une plateforme dédiée. Un logisticien est recruté, le stock est divisé par deux. TKB a retrouvé un rythme de croisière lui permettant d’envisager une nouvelle phase de croissance même si la gestion quotidienne d’une entreprise réserve des surprises pas toujours souhaitée ! L’avenir de l’enseigne passe entre autres par la fusion des deux marques au profit de Kitchen Bazaar créé en 1996 bénéficiant d’une notoriété supérieure à TOC avec une appellation plus descriptive pour le public et à l’international.

Aujourd’hui, dans les magasins, les animations marketing sont permanentes avec l’appui des fabricants qui choisissent le réseau TKB pour présenter en exclusivité leurs nouveautés culinaires,  « Nous sommes devenus des vitrines pour nos fournisseurs ». Le personnel reste toujours aussi motivé. « Au-delà de la préservation de leur emploi, ils aiment partager leur passion de la cuisine ». La qualité du matériel vendu est un des points forts du réseau,  les clients ramènent leurs poêles pour refaire  le revêtement !

Le Médiateur du crédit intervient !

En avril dernier, L.Simon a été contraint de faire intervenir le médiateur du crédit suite au refus d’une demande de préfinancement du CICE par une banque. Une semaine après la saisine, il recevait une lettre positive du même établissement. «En France,  les entreprises qui passent  en  procédure de sauvegarde devant les tribunaux de commerce sont souvent considérées  comme étant en cessation de paiement entraînant des difficultés pour obtenir des financements.  Dans notre cas TKB a  besoin de crédit de trésorerie pour fonctionner, 30% de notre chiffre d’affaires annuel est réalisé en fin d’année » explique L. Simon. Il évoque  le blocage de ses comptes bancaires personnels de la part d’un seul établissement qu’il juge inadmissible et contre-productif  au moment où toute l’énergie de TKB doit être mobilisée sur son développement.

 

 

Article diffusé par JL Bénédini le 03/06/2016

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