Continental. Des solutions intelligents pour les véhicules autonomes et connectés

Jérôme Boyer, directeur de Continental Digital Service France (DGSF)

Depuis Toulouse, les 165 salariés de Continental Digital Service France (CDSF) planchent sur les services de mobilité de demain. Les technologies de l’IA sont bien sur exploitées pour développer des solutions pour véhicules Connectés et autonomes. 

 

Créée en juin 2016 à Toulouse, l’entité CDSF de Continental France va monter en puissance dès 2020 pour passer de 165 à 180-200 personnes. Au sein de l’entreprise, les ingénieurs conçoivent, testent et intègrent de nouvelles solutions dédiées au véhicule connecté autonome. Ils ont par exemple participé, avec d’autres centres R&D du groupe, à la conception d’un nouveau système de conduite développé en partenariat avec l’américain Nvidia (surtout connu par le grand public pour ses cartes graphiques pour ordinateurs de jeux, NVIDIA développe des puces électroniques très performantes pour l’exécution d’algorithmes de calcul). « Ce partenariat permet d’ouvrir de nouvelles possibilités pour l’exécution d’algorithmes bien plus complexes et plus rapidement dans des systèmes embarqués. Une nouvelle solution qui sera commercialisable dès 2021», annonce Jérôme Boyer, à la tête de CDSF. Ses équipes interviennent dans les recherches sur le projet e-Horizon du groupe axé sur la voiture connectée pour une conduite plus sûre propre et confortable, mais aussi les systèmes d’accès et de démarrage du véhicule depuis un smart phone ou encore des solutions de mobilité au sens large avec l’intégration de services dans des systèmes existants tels que la gestion de flotte de véhicules commerciaux ou privés….

Une solution hybride pour de meilleures garanties
« La technologie de l’IA n’est pas nouvelle, nous la connaissons depuis une soixantaine d’années, rappelle Jérôme Boyer. Ce qui a tout changé c’est la puissance des calculateurs, celle-ci ouvre les perspectives pour une IA au service des systèmes embarqués. ». Pour les véhicules autonomes, les fonctions de reconnaissances d’objets par l’apprentissage sont assurées par les dernières technologies de l’IA : « nous arrivons à mieux tirer parti des données collectées en sélectionnant et identifiant avec précision celles qui rendent nos systèmes plus performants de façon inégalée », explique le dirigeant, conscient aussi des limites de l’IA qui n’en est qu’aux balbutiements d’un début de certification. Des travaux sur ce thème de la certification ont déjà démarré avec l’institut ANITI dont Continental France est partenaire. Au final, Jérôme Boyer prône une solution hybride alliant la nouvelle génération de l’IA et des algorithmes de décision plus classiques garantissant fiabilité et acceptabilité de systèmes critiques. « L’IA ne prend des décisions que sur la base de  situations connues lors de son apprentissage ; l’IA se limite à répéter ce qu’on lui a appris et reste perfectible dans une situation inconnue. »