Diam Bouchage. Toujours plus de high-tech dans les bouchons

Dominique Tourneix, directeur général de Diam Bouchage, dans l'espace R&D de l'usine de Céret.

Les bouchons technologiques Diam gagnent toujours un peu plus en notoriété et s’exportent sur toute la planète. Après un brevet garantissant la neutralité du goût du vin, la nouvelle gamme Origine fabriquée avec des composants biosourcés démarre commercialement. R&D et process indutriels innovants donnent à l’ETI catalane une belle avance sur le marché tendu du bouchage de bouteilles.   

 

Un bouchon sans goût, grâce auquel les vignerons peuvent dormir sur leurs deux oreilles : en liège aggloméré, il ne dénature pas le vin et va  même jusqu’à optimiser sa qualité. C’est la promesse que tient  Diam Bouchage depuis deux décennies. Aujourd’hui l’entreprise emploie 650 personnes, réparties essentiellement sur trois sites de production : à Céret, dans les Pyrénées Orientales, en Espagne (Extremadura) et au Portugal (Porto). A Céret, le siège abrite une usine qui, au vu de son équipement en sillons, autoclaves gigantesques, tuyaux d’aspiration, fours, trieurs et panneaux de contrôle en tous genres, ressemble plus à un site d’industrie lourde qu’à un atelier artisanal de découpe de liège… mais il règne toujours une douce odeur de pain grillé émanant du traitement de la matière première qui arrive essentiellement d’Espagne et du Portugal.  Chaque année, 10 millions d’euros sont investis pour l’entretien et la modernisation des trois usines. Se sont ajoutées trois grandes vagues supplémentaires d’investissement de 17, 18 puis 28M€, qui ont permis l’installation d’un nouveau circuit industriel baptisé Diamant, consistant à faciliter le nettoyage du liège grâce à l’utilisation de CO2 super critique (au lieu de la vapeur d’eau, nettement moins efficace). Un process innovant, breveté, qui a fait décoller l’entreprise.

Des hauts et des bas
Quand on revient en arrière, tout n’a pas été rose pour l’entreprise familiale créée dans les années trente par un certain Modeste Sabate. Son fils Augustin Sabate a parié sur les bouchons composites ( et non plus les bouchons traditionnels tubés directement dans l’écorce) et l’ entreprise ca connu ses années de gloire. Un succès rattrapé par des problèmes de qualité dans les années 90, contre lesquels la direction n’a pas su réagir. Lorsque la troisième génération