Figeac Aéro. Des pions en Asie et un modèle d’usine à dupliquer

Olivier Andries, président de Safran Aircraft Engines et J.-C. Maillard, Pdg de Figeac Aero.

L’industriel aéronautique Figeac Aéro poursuit sa croissance à deux chiffres et prévoit de renforcer sa présence à l’export, notamment en Asie. Le sous-traitant au fort dynamisme commercial a ajouté une nouvelle corde à son arc : la production grande-série dans une usine dédiée. Le modèle a été inauguré dans l’usine du futur bâtie à Figeac pour produire des carters.

 

En 30 ans, le pure player de la sous-traitance aéronautique Figeac Aéro s’est fait une réputation mondiale. Son rythme soutenu de croissance à deux chiffres, avec plus de 20% par an en moyenne chaque année, l’a hissé au top niveau européen dans son domaine, celui de la production de pièces élémentaires aéronautiques : des pièces de structure métalliques (aluminium ou titane, inconel et acier) et des pièces de moteurs. « Après avoir atteint une empreinte européenne, nous nous renforçons aujourd’hui sur d’autres zones géographiques, plus éloignées », indique Nicolas Geneteaud, responsable marketing et communication du groupe lotois fondé en 1989 par Jean-Claude Maillard.

L’Asie dans le viseur
Figeac Aéro sert les principaux équipementiers aéronautiques du monde entier, via ses sites français (Haute-Garonne, Lot et 6 autres départements) américains (Wichita, Dallas), mexicain (Sonora), marocain (Casablanca), roumain (Brazi) et tunisien (Fouchana). Son chiffre à l’export est de 25 % et Nicolas Geneteaud met en avant les fortes avancées commerciales récentes en Amérique du Nord, au Moyen-Orient mais aussi en Asie. Une joint-venture a été signée en juillet 2018 entre Shandong Nanshan Aluminium et Figeac Aéro avec l’objectif de lancer une production de pièces aluminium dès 2020. En Asie, le Lotois accompagne ses donneurs d’ordre comme Airbus qui sont installés là-bas mais vise aussi l’accompagnement des grands acteurs locaux de l’aéronautique. Figeac Aéro se met déjà sur les starting-blocks pour être prêt à accompagner Comac lorsque son (...)