Fondation Apprentis d’Auteuil. Des dispositifs sur-mesure pour une intégration réussie

Que ce soit au niveau des mesures incitatives de l’Etat ou via la vague montante des stratégies RSE des entreprises, l’insertion professionnelle et l’inclusion sont des thématiques de plus en plus considérées par les employeurs. Quelles collaborations peuvent être mises en place entre les entreprises et la Fondation Apprentis d’Auteuil ?

 

Plus d’un siècle d’expérience
La Fondation Apprentis d’Auteuil a plus d’un siècle d’expérience sur le sujet de l’insertion sociale des jeunes éloignés de la vie professionnelle ou de la vie en société. A côté de l’accompagnement des jeunes, le conseil et le suivi des entreprises qui accueillent lses jeunes font partie des volets d’action de la Fondation : « Pour que cela fonctionne, il faut que l’entreprise soit dans une logique RSE et qu’elle ait un réel besoin d’embaucher. Les ressources humaines doivent être impliquées, désigner et former un tuteur motivé », explique Clara Buisson, responsable développement sur la région grand Sud-Ouest et coordinatrice du Plan d’Investissement dans les Compétences (PIC). Cette dernière liste les freins qui bloquent souvent les entrepreneurs dans ce genre de démarches : problématiques d’encadrement, démarches administratives à mener pour bénéficier d’aides, etc. Justement, la Fondation a les moyens d’aider l’entreprise dans ces questionnements.

1800 jeunes accompagnés en Occitanie
La Fondation reconnue d’utilité publique a trois volets d’action : la protection de l’enfance, la lutte contre l’échec scolaire et l’insertion sociale et professionnelle. En France, ce sont 30 000 jeunes qui sont accueillis dans les structures éparpillées sur tout le pays : crèches, maisons d’enfants, centres d’accueil, centres de formation, etc. Autour de ces jeunes, l’accompagnement concerne souvent aussi leurs familles. Sur le plan régional, en Occitanie, 1800 jeunes sont accompagnés, hébergés dans 19 établissements. Pour cela, une équipe de 439 collaborateurs et 90 bénévoles sont mobilisés.

Une sortie positive pour 80 % des jeunes
A Toulouse, au Mirail, un centre de formation plus particulièrement dédié aux métiers du bâtiment et des espaces verts est en activité depuis plus d’une vingtaine d’années. 300 stagiaires y sont accueillis aujourd’hui, leurs présences sont de durée variable, selon leur situation et leurs projets. « Nous préparons les mineurs à l’insertion sociale et professionnelle, nous les préparons à l’entrée en apprentissage, et nous leur faisons découvrir des métiers à travers des visites d’entreprises partenaires » explique Clara Buisson qui insiste aussi sur le travail de support et  de lien entre le jeune apprenti et son employeur : « nous servons de médiateur et nous nous occupons des problématiques extérieures au travail en lui-même : les transports, le logement, et autres difficultés personnelles. » La fiabilité, la ponctualité, et autres codes de conduite pour une insertion réussie sont au programme éducatif de la Fondation.

Résultat ? « 80 % des gens qui passent chez nous ont une sortie positive au bout de six mois, que ce soit avec un emploi ou l’accès à une formation complémentaire. »

Savoir-être et compétences techniques
La Fondation a démarré son programme Skola en cherchant à caler ses formations aux besoins des employeurs. Mises en place avec des entreprises partenaires, ces formations axées sur des activités précises, comme par exemple la conduite d’engins de travaux publics. L’accompagnement commence par une première étape de remise à niveau sur deux mois (langue, comportements, etc…) puis la découverte des métiers peut démarrer. « Le savoir-être est aussi essentiel que les compétences techniques », ajoute Clara Buisson. A Ondes, un programme Skola Meca sur 21 semaines au centre professionnel CFPPA a ouvert il y a deux ans. 25 jeunes ont été et sont en cours de formation.  90 % de la première session est allée jusqu’au bout, et a réussi ses examens. Une douzaine d’entre eux ont été recrutés en contrats professionnels pour une période 12 mois. V2V, Access Industrie, La Campagne, M3 faisaient partie des partenaires de l’initiative. D’autres actions Skola sur l’aéronautique, la fibre optique, les métiers de la vigne et la restauration sont aussi en place dans le grand Sud-Ouest.

 

Comment contribuer ?
30 % du budget annuel de la Fondation est lié à la générosité du public : dons de particuliers, ou participations financières d’entreprises. Pour le grand Sud-Ouest, ces dons sont utilisés pour des actions pédagogiques spécifiques comme la sensibilisation à la programmation, la robotique, les drones, mais aussi une salle polyvalente au collège Saint -ean à Saint-Sulpice (Tarn) et l’équipement du campus Saint-Lubin à Caussade ainsi que la Maison des familles de Toulouse. 200 000 euros sont encore nécessaires pour l’aménagement du nouveau campus de Saint-Lubin dédié aux métiers du bâtiment et de la soudure. Les entreprises peuvent contribuer aux programmes de la Fondation de différentes façons : accueillir un jeune apprenti, organiser un partenariat pour démarrer une nouvelle formation professionnelle, proposer des parrainages des jeunes par des salariés volontaires de l’entreprise, faire des dons (avantages fiscaux à la clé), donner du temps bénévole pour les formations scolaires ou professionnelles.