FORMATION 3 D : I3M a dévelolppé un simulateur de saut en parachute

 
La présentation complète de la Fluence électrique de Renault destinée aux techniciens du réseau, montrant entre autres comment intervenir sur le moteur et ses composants avec une présentation en 2D, 3D, a été réalisée par la société I3M. Cette société installée désormais à L’Union (dans des locaux très zen surplombant la plaine toulousaine) est dédiée à la conception fabrication d’outils de formation, d’entraînement et de maintenance pour le monde industriel. Parmi ses clients figure entre autres un grand motoriste français qui révise périodiquement le contenu des cours de maintenance en 3D des moteurs, développés par I3M. « Avec ces outils, nos clients maintiennent la compétence opérationnelle de leurs équipes et de la sous-traitance » indique Gilbert Ollivier, le directeur général d’I3M. La 1ère étape du développement consiste à définir les objectifs pédagogiques avant de confier le travail aux techniciens chargés de médiatiser le contenu pour tous types de plateformes, y compris les dernières générations de tablettes.
Cette Pme s’est focalisée dès l’origine vers les grands comptes. Créée en 1996, elle a réalisé l’an dernier près de 2,3 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 24 salariés, avec de la croissance en 2012. Très aéronautique et Airbus les premières années, elle a progressivement diversifié ses clients. En parallèle des travaux d’ingénierie pour des applications métiers, I3M continue à entretenir la R & D. Elle vient de développer un simulateur de saut en parachute, initie des partenariats dans la documentation technique, cherche à intégrer des moteurs 3 D issus du monde des jeux grands publics « qui ont l’avantage d’intégrer les dernières technologies en intelligence artificielle… ». La réutilisation de technos comme le Kinek pour le monde professionnel fait partie des projets.
JL. Bénédini
 
 
Simulateur de saut en parachute 3D !
 
D’abord à l’horizontale en sautant de l’avion, puis à la verticale, assis sur un harnais accroché au portique, le parachutiste manœuvre dans le ciel en agissant sur ses deux suspentes, à travers ses lunettes en immersion 3D, en visionnant « son théâtre d’opération » (et pour la démonstration il s’agissait de la place du Capitole de Toulouse). I3M a réalisé en interne ce PFS, Parachute Flight Simulator et répond aujourd’hui à des appels d’offres provenant d’Asie, du Moyen Orient pour équiper les armées. Singapour fait partie des cibles en cours avec une seconde version prévoyant de livrer clé en main un outil de simulation en réseau pour entraîner simultanément plusieurs parachutistes en vol groupé. «Nous avons trois concurrents dans le monde et sommes le seul fabricant en France » relate G. Ollivier. Les armées peuvent ainsi répéter des sauts par tous temps, nuit et jour, sur n’importe quel point du globe. Avec la précision de quelques dizaines de centimètres atteinte par l’imagerie satellitaire couplée avec la localisation, la simulation devient la quasi copie de la réalité…Une version plus légère destinée aux clubs de parachutistes est envisageable. Le PFS c’est en résumé la vitrine technologique de l’entreprise.

Diffusé le 30/08/2012