France Signalétique passe de l'arrêt total d'activité à la production de pare-Coronavirus

Image de synthèse d'une vitre de protection en polycarbonate France Signalétique
L'atelier de France Signalétique à Escalquens se prépare à refaire fonctionner certaines de ses machines.

Après quelques jours d’arrêt total d’activité, la PME haut-garonnaise France Signalétique passe à l’action. Dans son atelier à Escalquens, le spécialiste de la conception et de la réalisation de signalétique sur mesure remet ses machines en marche pour produire des vitres de protection en polycarbonate. Un geste solidaire : les produits seront vendus à leur juste prix de revient.

Impression sérigraphie, signalétique extérieure ou intérieure, habillages muraux ou de vitrines, mobilier spécifique… Le catalogue des métiers de France Signalétique est large. La crise du Coronavirus est arrivée et tout s’est stoppé d’un coup. Conséquence, l’entreprise de treize salariés (CA 2019 : 1,6 M€) s’est trouvée à l’arrêt, alors que son stock de matières premières était bien rempli.

Un secteur lourdement impacté : neuf employés en chômage partiel 
Sur l’ensemble de l’effectif, neuf personnes ont été mises en chômage partiel, quatre sont restées en télétravail pour finaliser les échanges commerciaux et prévoir la suite. Franck Dugand, le repreneur et dirigeant de l’entreprise (rachetée il y a trois ans, la société employait 4 personnes) rebondit en organisant la production de parements en polycarbonate destinés à protéger les postes de travail des personnes encore actives et susceptibles d'être en contact avec d’autres personnes. « Nous avons les machines, la matière première et nous connaissons ce produit, pour l’avoir déjà réalisé. Avec notre bureau d’étude, nous avons réfléchi à un produit simple à installer, sans montage nécessaire, et qui peut être conçu sur-mesure."

Des contraintes sanitaires bien anticipées
« On joue le jeu ; on va vendre au prix de revient », annonce l’entrepreneur qui relativise en rappelant qu'il est important pour l’atelier de faire tourner ses machines régulièrement pour les garder en état. « Tant qu’à les faire tourner, autant que cela soit utile ». En chef d’entreprise prévoyant, Franck Dugand a aussi anticipé sur les contraintes sanitaires de travail : « Nous pouvons avoir deux personnes qui travaillent à plus d’1,50 m de distance dans l’atelier qui fait 800 m2 et nous avons des masques, du gel hydraulique. Nous sommes prêts, et mes employés sont motivés à venir travailler en toute confiance ». France Signalétique a la capacité de produire plusieurs dizaines de pare-Coronavirus par demi-journée.