Hemeria : l’exécution industrielle du programme  Kinéis se poursuit

Le programme est toujours en phase d'études
Contrôle en chambre anéchoïque

La crise sanitaire n’a que  peu ou pas d’impact sur l’exécution  en cours du programme des 25 nanosatellites de la constellation Kinéis très largement industrialisée dans la région toulousaine. Hemeria (Ex-Nexeya) est responsable de la plateforme et de l’intégration des satellites, Thales Alenia Space assure la maîtrise d’oeuvre de la charge utile avec son partenaire Syrlinks. Plusieurs PME régionales sont dans la boucle.

 

« Chez nous, dès le 1er jour du confinement le 17 mars, tous les collaborateurs du programme étaient en télétravail. Avant le confinement, nous avions fait le tour de nos partenaires dont Steel Electronique, Mecano Id, Erems, pour finaliser les cahiers de charges et les contrats » explique Laurent Javanaud, directeur de la ligne d’offre chez Hemeria. Le programme est toujours en phase d’étude depuis son lancement au printemps été 2019. La production ne démarrera qu’à partir du second semestre 2021. Elle sera précédée d’une phase de prototypage qui va s’étaler entre les étés 2020 et 2021. Le lancement avec la mise en orbite est annoncée pour 2022-2023. « Nous sommes plutôt robuste et en ligne avec nos projections. Le programme vient de passer avec succès la 1ère étape importante, la Revue de définition système avec Kinéis et Thales Alenia Space » relate L. Javanaud.

Les satellites Kinéis auront une masse d’environ 25 kg pour un volume de 16 U, (20 cm x 20 cm x 40 cm). En  parallèle, le projet se nourrit d’un démonstrateur en orbite qui fournit ces  précieuses données par télémétrie.

Placé sous l’égide d’Arianespace  par une fusée Soyouz sur une orbite héliosynchrone à plus de 500 km  d’altitude depuis la fin 2019, le nanosatellite Angels, préfigurant les satellites Kinéis, donne toute satisfaction. «On est même au-delà des spécifications attendues avec davantage de puissance. Il est aujourd’hui opéré  par le Cnes à Toulouse dans le cadre de leur plan de continuation d’activité avec une planification adaptée. Les données récupérées du comportement d’Angels vont servir à la finalisation du design de Kinéis ».  Angels a été codéveloppé en plateau par une équipe du Cnes et d’Hemeria avec la volonté d’ancrer une filière industrielle française de nanosatellites à l’échelle mondiale. Ce n’est pas le Covid-19 qui devrait gripper la mécanique en place d’autant que la filière spatiale est déjà en partie habituée à vivre dans le confinement des salles blanches.