Immobilier en Haute-Garonne : les prix continuent à grimper

crédit : Toulouse tourisme.

Le dernier baromètre présenté par les notaires de la Cour d’Appel de Toulouse présente l’évolution du marché immobilier du 1er juillet 2018 au 30 juin 2019 (étude Notaires de France-BDD Perval). L’évolution positive depuis trois ans se confirme avec une hausse de 3,3 % du volume des ventes. Soit près de 13 000 transactions d’appartements anciens, 8000 d’appartements neufs et 11 000 de maisons anciennes.

 

Pas assez de terrains à construire
 C’est dans le domaine des terrains à bâtir que le marché est très ralenti : le manque d’offres fait partie des explications : « L’offre de lotissement est fluctuante et cette année, il y a eu très peu d’offres. Il faut retrouver une offre de terrains de petite taille et viabilisés », commentent Philippe Pailhès, président de la Chambre des notaires et Frédéric Giral, délégué de l’institut notarial de droit immobilier, qui ont présenté cette étude ce 24 septembre. Sur le marché des maisons, les transactions sur une couronne de plus de 30km autour de Toulouse n’existe plus : le trafic et le budget essence sont les principaux freins à ce type d’investissement. Balma garde sa première place avec un prix médian de 412 500 €.  De façon générale, sur ce marché des maisons anciennes, les prix moyens ont augmenté de 4,2 %.

Albi au deuxième rang
Sur le marché des appartements anciens, les signatures atteignent un niveau record. Le nombre de ventes a doublé en dix ans, passant d’un peu plus de 7 000 à plus de 13 000. Une belle évolution qui s’explique en partie par l’attractivité de la métropole. Les prix ont augmenté en moyenne de 5,5 %. Bordeaux est devenue la ville plus chère, suivie de Lyon. « On observe une forte disparité d’échanges, de 30 %, entre Toulouse et Bordeaux, tout simplement parce que les prix toulousains sont plus attractifs » comment Philippe Pailhès. Sans surprise, les quartiers de l’hyper-centre toulousain dépassent les 4 000 € du mètre carré (4 800m² quartier Saint-Etienne). Près d’une vingtaine de ventes ont dépassé le million d’euros dans les plus beaux quartiers de la ville rose cette année. Sur la carte des villes du départements, Albi se place en deuxième position avec un prix médian de 1 750 m² : sa proximité de Toulouse, son attractivité touristique et le dynamisme de la population étudiante expliquent le succès de marché.

On achète pour plus longtemps
De façon générale, Philippe Pailhès observe une véritable transformation du marché immobilier : « Avant c’était un tout, il y avait des tendances lourdes généralisées. Maintenant, le domaine immobilier est bouleversé par de nouveaux phénomènes, de nouvelles problématiques ». Les réglementations liées à l’assainissement du DPE (Diagnostic Performance Energetic), les couts de constructions qui augmentent, les mesures d’accompagnement financier, les crédits bancaires mais aussi les questions de mobilité viennent nuancer toutes les tendances. Autre observation générale : les biens acquis se gardent plus longtemps. Le marché n’est plus à deux chiffres comme avant où le marché était très spéculatif. Aujourd’hui, selon les observations des notaires, on achète moins pour investir qu’avant, on achète d’abord pour se loger…