La Région Occitanie présente une nouvelle étape de son ambition “Occitanie Résiliente”, avec un plan énergétique doté de 570 millions d’euros jusqu’en 2030. Rénovation des logements, mobilités décarbonées, énergies renouvelables, hydrogène vert, solaire, éolien flottant, géothermie, industrie et formation : la collectivité veut faire de la transition énergétique un levier de souveraineté, de pouvoir d’achat et d’emplois.
Au programme : 570 millions d’euros mobilisés jusqu’en 2030 pour renforcer la transition énergétique du territoire. (Photo Pixabay)
Face à la hausse des prix de l’énergie, aux tensions internationales et à l’intensification des épisodes climatiques extrêmes, la Région Occitanie veut accélérer sa transformation énergétique. Réunie en Assemblée plénière, la collectivité régionale présente une nouvelle stratégie de décarbonation dans le cadre de son ambition « Occitanie Résiliente », engagée fin 2025 pour mieux préparer le territoire aux défis climatiques, économiques, sociaux et géopolitiques.
Au cœur de cette nouvelle étape figure un plan énergétique doté de 570 millions d’euros jusqu’en 2030. L’objectif affiché est clair : réduire les consommations, renforcer la production locale d’énergies renouvelables, protéger les ménages face aux factures énergétiques et diminuer la dépendance aux énergies fossiles. Cette trajectoire s’inscrit dans la continuité de la stratégie Région à énergie positive, lancée dès 2016, qui vise à faire de l’Occitanie la première région à énergie positive d’Europe.
« Dès 2016, avec la trajectoire Région à énergie positive puis le Plan Habitat Durable, j’ai fixé un cap clair : faire de l’Occitanie la première Région à énergie positive d’Europe », souligne Carole Delga, présidente de la Région Occitanie et présidente de Régions de France, dans l’édito du dossier de presse. Cette ambition repose sur deux objectifs structurants à horizon 2050 : diviser par deux la consommation d’énergie par habitant et multiplier par trois la production d’énergies renouvelables sur le territoire régional.
Un milliard d’euros investi depuis 2016 et des premiers résultats mesurables
Depuis 2016, la Région indique avoir investi plus d’un milliard d’euros dans la transition énergétique. Dix ans après le lancement de cette trajectoire, l’exécutif régional met en avant plusieurs résultats. La production d’énergies renouvelables a progressé de 27 % en Occitanie, contre 16 % au niveau national. La consommation finale d’énergie a diminué de 7 %, contre 4 % au niveau national, tandis que les émissions de gaz à effet de serre ont reculé de 10 %, contre 8 % à l’échelle française.
Ces résultats interviennent dans un contexte démographique particulier, l’Occitanie connaissant une progression de population deux fois supérieure à la moyenne nationale. La Région revendique également la place de première région française pour le solaire, avec 4,4 GW installés dans l’infographie du dossier, et de deuxième région de France pour l’hydroélectricité, avec 5,4 GW installés. Elle souligne aussi que 58 % de la consommation électrique régionale est couverte par de la production renouvelable, ce qui en fait l’un des territoires les plus avancés sur ce sujet.
Pour Carole Delga, cette dynamique prend une dimension nouvelle dans le contexte international actuel. « La hausse des coûts du carburant, hier à cause de la guerre en Ukraine, aujourd’hui consécutive au blocage du détroit d’Ormuz, démontre à quel point notre dépendance aux énergies fossiles nous fragilise », écrit-elle. La présidente de Région estime que ces tensions touchent directement le pouvoir d’achat des familles, la compétitivité des entreprises et la souveraineté du territoire.
Rénover les logements pour réduire les factures des ménages
La rénovation énergétique des bâtiments constitue l’un des premiers piliers du nouveau plan. Entre 2016 et 2025, la Région Occitanie, en lien avec l’Europe, indique avoir contribué à la rénovation de 20 000 logements sociaux, au bénéfice de 60 000 habitants. Ces travaux auraient permis une économie moyenne de 300 à 600 euros par an pour un foyer avec deux enfants.
La nouvelle trajectoire prévoit désormais de rénover le logement de 50 000 habitants d’ici 2034. Un premier volume de 2 000 logements est déjà identifié, représentant environ 6 000 personnes concernées. La Région mobilise 70 millions d’euros, via sa gestion des fonds européens, pour accompagner ce dispositif. L’objectif est double : améliorer le confort thermique des habitants et réduire durablement la facture énergétique des ménages, en particulier dans un contexte de précarité énergétique accrue.
Depuis le 1er janvier 2026, la Région soutient également la rénovation énergétique des copropriétés à travers l’AREC. L’ambition est d’accompagner 100 copropriétés par an, soit 500 copropriétés d’ici 2030, avec près de 30 millions d’euros de travaux générés chaque année. La Région y consacre 3 millions d’euros. Les opérations accompagnées devront viser une réduction de consommation énergétique compatible avec les critères de MaPrimeRénov’ Copropriétés, soit 35 % d’économies d’énergie, selon les conditions 2025.
Les bâtiments régionaux, en particulier les lycées, sont également concernés. Depuis 2021, les travaux engagés ont permis une baisse de 16 % de la consommation d’énergie dans les lycées. La Région prévoit de mobiliser 230 millions d’euros pour poursuivre cette rénovation, améliorer les performances thermiques des établissements et garantir de meilleures conditions d’étude aux élèves comme aux personnels. Dans la liste complète des mesures, l’enveloppe dédiée à l’optimisation énergétique des bâtiments régionaux est même portée à 240 millions d’euros, dont plus de 11 millions d’euros pour remplacer des chauffages au gaz par des chaufferies biomasse et de la géothermie.
Un écochèque de 1 600 euros pour l’achat d’une voiture électrique d’occasion
La décarbonation des mobilités occupe une place centrale dans la stratégie régionale. À partir de l’été 2026, l’Occitanie mettra en place un nouvel écochèque de 1 600 euros destiné à aider les ménages les plus modestes à acheter une voiture électrique d’occasion. Près de 60 % de la population régionale serait éligible à ce dispositif, doté de 8 millions d’euros.
Ce coup de pouce s’inscrit dans une politique plus large de réduction de la dépendance aux carburants fossiles. La Région rappelle que la hausse du prix du carburant, amplifiée par les tensions géopolitiques, pèse fortement sur les ménages. L’aide à l’achat d’un véhicule électrique d’occasion doit donc répondre à un enjeu environnemental, mais aussi social.
Le réseau ferroviaire régional est également renforcé. Face à une hausse de la fréquentation des trains liO de 68 % entre 2018 et 2024, la Région a commandé 18 nouvelles rames de train à deux niveaux, de type Régio 2N, pour un montant total de 218 millions d’euros sur la période 2026-2030. Les premières livraisons sont attendues en septembre prochain. Cette commande doit permettre d’offrir 9 000 places supplémentaires et d’atteindre l’objectif de 100 000 voyageurs par jour sur le réseau liO Train dès 2028, soit deux ans plus tôt que prévu initialement.
Les trains liO auraient déjà permis d’éviter 200 000 tonnes de CO₂, soit l’équivalent de 66 000 voitures en moins sur les routes chaque jour. Depuis 2016, 65 trains supplémentaires par jour ont été mis en circulation. La Région met aussi en avant les 8 000 véhicules électriques et plus de 71 000 vélos achetés avec ses écochèques, pour un montant total de 28 millions d’euros.
L’hydrogène, nouvelle brique des mobilités professionnelles
La Région veut également accélérer le développement des mobilités à hydrogène. À travers un nouveau dispositif confié à l’AREC via une délégation de service public, 30 premiers véhicules à hydrogène seront proposés aux professionnels, entreprises et collectivités, en location longue durée à partir de 2027. L’offre inclura un système d’approvisionnement en hydrogène à prix compétitif.
Ce dispositif, doté de plus de 13 millions d’euros, s’adressera d’abord aux professionnels de l’agglomération toulousaine, en raison de la présence des premières infrastructures de distribution, avant une extension progressive au reste du territoire. La Région étudie en parallèle une offre de cars et de camions électriques et hydrogène pour le fret routier, ainsi qu’une offre de tracteurs électriques et hydrogène à destination des CUMA.
Le transport ferroviaire est également concerné par l’hydrogène, avec l’expérimentation prévue de trois trains hydrogène sur la ligne non électrifiée Montréjeau-Luchon. Dans les zones économiques régionales, la Région entend par ailleurs favoriser le report modal, développer les mobilités collectives, partagées et douces, et installer des bornes de recharge dans les entreprises via un pass dédié aux TPE et PME.
Port-La Nouvelle, vitrine régionale de l’éolien flottant
L’Occitanie mise fortement sur l’éolien en mer flottant. La Région veut faire de cette filière l’un des piliers de son futur mix énergétique, avec l’ambition que 38 % de la production d’électricité renouvelable régionale soit assurée par cette source d’énergie. Depuis 2019, près de 600 millions d’euros ont été investis à Port-La Nouvelle, appelé à devenir le plus grand pôle méditerranéen de l’éolien en mer.
Le port accueille déjà deux fermes pilotes de trois éoliennes chacune, capables d’alimenter 120 000 personnes. Deux parcs commerciaux doivent voir le jour en 2032 et 2034. L’objectif à long terme est d’atteindre 5,8 GW d’ici 2050, soit l’équivalent de la puissance de six réacteurs nucléaires et de la consommation annuelle d’environ six millions d’habitants, correspondant à l’ensemble de la population régionale.
La dynamique régionale Wind’Occ rassemble aujourd’hui 225 entreprises et 25 acteurs académiques, de la recherche et de la formation. La Région attend 3 000 nouveaux emplois liés à cette filière, tandis que 466 emplois auraient déjà été créés. Elle soutient également le projet porté par la SEMOP Port-La Nouvelle Nouveol, destiné à permettre au port d’accueillir les projets d’éolien flottant de la façade méditerranéenne française.
L’Occitanie veut confirmer son rang dans le solaire
Le solaire reste un autre axe majeur. Le dossier de presse présente l’Occitanie comme la deuxième région solaire de France, avec 5,1 GW installés fin 2025. La Région vise désormais 8 GW en 2030 et jusqu’à 13 GW en 2035, soit l’équivalent de la consommation de 2,5 millions d’habitants.
Pour atteindre ces objectifs, la stratégie repose sur le déploiement massif d’installations photovoltaïques, en priorité sur les surfaces déjà artificialisées : toitures de lycées, bâtiments agricoles, parkings en ombrières. L’AREC a mobilisé 21,8 millions d’euros sur plusieurs projets structurants, dont la future centrale photovoltaïque de l’aéroport Toulouse-Blagnac, attendue pour 2028.
La Région veut aussi renforcer l’industrialisation de la filière solaire et intégrer le recyclage des panneaux photovoltaïques. L’un des projets phares est porté par l’entreprise Envie 2E, à Lézat-sur-Lèze, en Ariège. L’usine doit traiter 10 000 tonnes de panneaux en fin de vie par an et devenir opérationnelle fin 2027.
Le monde agricole est également intégré à cette trajectoire. La Région porte le premier programme de certificats d’économie d’énergie dédié à l’agriculture, avec 2,9 millions d’euros mobilisés entre 2025 et 2027 pour accompagner 67 groupes d’agriculteurs, représentant 829 exploitations. Une enveloppe supplémentaire de 500 000 euros doit permettre de déployer des panneaux photovoltaïques sur les toits des exploitations agricoles, avec l’objectif d’apporter un complément de revenus aux agriculteurs.
La géothermie appelée à changer d’échelle
Autre filière appelée à se développer : la géothermie. Elle représente aujourd’hui 138 GWh de production de chaleur en Occitanie, soit la consommation de plus de 66 000 habitants. Le territoire accueille le plus grand projet de géothermie sur nappe de France, destiné à chauffer à terme 450 000 m² de bâtiments dans le secteur Cambacérès, au sud de Montpellier.
La Région souhaite augmenter fortement les objectifs de production, en passant de 0,3 TWh à 0,43 TWh en 2030, puis autour de 1 TWh en 2035, soit la consommation de plus de 440 000 habitants. Pour soutenir cette montée en puissance, un Fonds régional géothermie et réseaux de chaleur, doté de 10 millions d’euros, sera créé afin d’accompagner les collectivités, bailleurs et acteurs économiques.
100 millions d’euros pour électrifier l’industrie
La décarbonation industrielle constitue un autre chantier prioritaire. Le secteur représente encore 15 % de la consommation énergétique régionale et reste dépendant des énergies fossiles. L’ambition régionale est de parvenir à une baisse de 40 % de la consommation d’énergie industrielle entre 2019 et 2030.
Pour y parvenir, la Région Occitanie déploiera d’ici 2030 un Fonds d’électrification industrielle doté de 100 millions d’euros. Il doit accompagner les PME dans l’électrification de leur outil de production et, dans certains cas spécifiques, le recours à l’hydrogène vert, notamment dans les secteurs du ciment, de l’acier ou des engrais.
Avec l’aide de l’État et de l’Ademe, la Région souhaite également décarboner en cinq ans les 70 sites les plus émetteurs d’Occitanie et déployer une offre complète en faveur des PME et ETI industrielles. L’objectif est à la fois climatique, économique et stratégique : réduire l’exposition des entreprises aux variations des prix des énergies fossiles et renforcer leur compétitivité.
Une filière hydrogène vert déjà structurée
L’Occitanie rappelle avoir été la première région française à se doter, dès 2019, d’un Plan Hydrogène Vert global et opérationnel. Doté de 150 millions d’euros sur la période 2019-2030, ce plan couvre l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production à la distribution, en passant par les usages. La Région estime qu’il pourrait générer jusqu’à un milliard d’euros d’investissements et créer plusieurs milliers d’emplois, dont 7 000 d’ici 2035.
Le territoire est aujourd’hui présenté comme le troisième bassin d’emplois français pour la filière hydrogène, avec 1 900 emplois créés. Plusieurs projets structurants sont cités : le Technocampus H2, qui a vocation à devenir le plus grand centre d’essais et de développement des technologies hydrogène d’Europe, l’usine Genvia à Béziers, l’usine de production Hyd’Occ à Port-La Nouvelle, dont la livraison est prévue fin 2026, ou encore la station de distribution HyPort à Blagnac.
La Région souhaite aussi inscrire l’Occitanie dans les grands réseaux énergétiques de demain, avec le projet HYSOW porté par Teréga, une canalisation hydrogène destinée à relier le Rhône à l’Atlantique d’ici 2035, en intégrant Port-La Nouvelle, appelé à devenir le port de la transition énergétique.
Former 15 000 demandeurs d’emploi aux métiers de la transition énergétique
La transition énergétique est également présentée comme un levier de création d’emplois. Selon la Région, 15 000 emplois directs ont déjà été créés depuis dix ans dans les énergies renouvelables, et 15 000 emplois supplémentaires sont attendus dans les énergies décarbonées d’ici six ans.
Pour répondre aux besoins en compétences, la Région veut former 15 000 demandeurs d’emploi aux métiers de la transition énergétique d’ici 2030, dans le cadre du Plan régional de formation. Depuis 2016, plus de 6 500 personnes auraient déjà été formées aux enjeux de la transition énergétique.
La Région souhaite également doubler le nombre de bénéficiaires du Revenu écologique jeunes, en passant de 3 000 à 6 000 jeunes accompagnés. Ce dispositif soutient financièrement les jeunes de 18 à 29 ans dans leur projet professionnel. Les Écoles de la Transition énergétique ont déjà permis de former 2 000 jeunes, avec 2,7 millions d’euros mobilisés, tandis que 540 actions de découverte des métiers verts ont été soutenues pour un montant d’un million d’euros.
Un appel à l’État et à l’Europe pour stabiliser le cadre énergétique
Au-delà de ses propres dispositifs, la Région Occitanie demande à l’État et à l’Union européenne de garantir un cadre plus stable pour les acteurs économiques. Elle appelle à fixer des objectifs clairs de développement des énergies renouvelables, à harmoniser les réglementations et à maintenir les soutiens publics, notamment le Fonds chaleur et le FEDER.
« Le dérèglement climatique ne tolère plus les hésitations ni les revirements », affirme Carole Delga. Pour la présidente de Région, la transition énergétique ne pourra changer d’échelle que si les entreprises, les collectivités et les investisseurs disposent d’une visibilité de long terme. La Région plaide donc pour une mobilisation accrue autour de la rénovation des logements, de l’électrification des transports, de l’éolien flottant, du stockage d’énergie, de l’hydroélectricité, de l’hydrogène et des gaz renouvelables.
Cette interpellation traduit une conviction : sans continuité des politiques publiques, la transition énergétique risque de manquer les objectifs de compétitivité, de réindustrialisation et de souveraineté énergétique.
Un pacte agricole de 145 millions d’euros pour la souveraineté alimentaire
Le dossier présenté par la Région dépasse le seul champ énergétique. Dans le cadre d’Occitanie Résiliente, la collectivité adopte également un Pacte régional pour la souveraineté alimentaire – Produire pour nourrir sainement, doté de 145 millions d’euros sur la période 2026-2030.
Première région française en nombre d’exploitations, l’Occitanie reste pourtant l’une des régions où le revenu agricole est le plus faible. Elle est aussi fortement exposée aux aléas climatiques, sanitaires et économiques. Pour répondre à ces fragilités, la Région veut renforcer la capacité de production, soutenir les filières déficitaires et sécuriser l’accès à l’eau.
Un fonds d’investissement agricole souverain de 30 millions d’euros doit accompagner la réalisation de bâtiments de production agricole, ainsi que la création d’outils de collecte, de transformation et de commercialisation adaptés aux besoins des filières et des territoires. La Région prévoit également un financement complémentaire pour la recapitalisation des cheptels sur l’ensemble du territoire régional, afin de créer, accroître ou remplacer des animaux.
La sécurisation de l’eau constitue un autre pilier de cette feuille de route agricole. La Région alloue 50 millions d’euros sur quatre ans à la sécurisation des apports en eau. Elle entend poursuivre l’accompagnement des projets hydrauliques agricoles et l’action en faveur de l’extension d’Aqua Domitia, qualifiée de « Cathédrale de l’eau ».
Trois cents millions d’euros pour une “Occitanie libre”
La troisième brique présentée dans le dossier porte sur le rapport Occitanie libre, au service du vivre-ensemble, de l’émancipation et de la lutte contre les déterminismes. Dans un contexte de montée des inégalités, de défiance démocratique, de désinformation et de replis identitaires, la Région annonce la mobilisation de 300 millions d’euros en trois ans.
La collectivité souhaite poursuivre ses politiques en faveur de la jeunesse, de l’orientation, de l’accès à la formation et de l’égalité des chances. Elle rappelle notamment son modèle de rentrée la moins chère de France pour les lycéens, avec 800 euros d’économies en moyenne par jeune, grâce à la Carte Jeune, la gratuité des manuels scolaires, de loRdi, du premier équipement professionnel et des transports scolaires.
La Région veut aussi renforcer les salons ID. Métiers, les Maisons de l’Orientation Mobiles, la plateforme ID. Stages, qui propose 8 000 offres de stages, ainsi que les formations destinées aux publics les plus éloignés de l’emploi. Le rapport prévoit également le lancement, en 2027, d’un appel à projets Occitanie libre et solidaire pour soutenir les initiatives favorisant la mixité sociale et la lutte contre les discriminations.
La lutte contre la désinformation, l’éducation aux médias, le soutien à l’indépendance de la presse et la défense de la liberté de création culturelle font également partie des priorités. Des ateliers d’éducation aux médias doivent notamment être déployés auprès des lycéens.
Une ambition régionale fondée sur souveraineté, pouvoir d’achat et réindustrialisation
Avec cette nouvelle feuille de route, la Région Occitanie veut relier transition énergétique, souveraineté industrielle, pouvoir d’achat, agriculture, formation et cohésion sociale. L’ensemble des mesures présentées traduit une même ligne : réduire les dépendances extérieures, renforcer les capacités locales et protéger les habitants face aux chocs à venir.
« C’est collectivement, avec courage, lucidité, solidarité que nous construirons une croissance durable à partir d’un nouveau modèle plus souverain, plus résilient et plus respectueux de l’environnement », conclut Carole Delga.
En mobilisant 570 millions d’euros pour l’énergie, 145 millions d’euros pour la souveraineté alimentaire et 300 millions d’euros pour Occitanie libre, la Région entend faire de la résilience un cadre d’action global. L’enjeu dépasse la seule transition écologique : il s’agit désormais de structurer un modèle régional capable de produire, former, protéger et anticiper dans un monde plus instable.