Initiative Occitanie. Un soutien croissant auprès des entreprises

L.Schweitzer, président d'Initiative France, et G.Morange, président d'Initiative Occitanie.

Gérard Morange, président d'Initiative Occitanie, accueillait ce lundi 28 janvier Louis Schweitzer, ancien pdg de Renault, commissaire général à l’investissement et président du réseau Initiative France depuis 2011. L’occasion de faire le bilan 2018, et de présenter les projets de ce puissant réseau de soutien aux entreprises.

Après une année 2017 complexe  (reconstruction autour des nouvelles frontières de la région, extension des dispositifs  d’innovation Créalia et de transmission à l’échelle régionale), le réseau Initiative Occitanie affiche une croissance d’activité de 13 % entre 2017 et 2018. 14 M€ de prêts d’honneur entre  2 000 et 50 000 euros ont été octroyés auprès de 1269 entreprises. « Nous sommes particulièrement forts dans le monde rural et dans les villes moyennes », a tenu à mettre en avant Louis Schweitzer, président du réseau sur le plan national. Celui-ci a annoncé le projet de rapprochement d’Initiative France avec l’autre grand réseau national France Active,  plus axé sur l’économie sociale et solidaire, tout en rappelant que cette union prévue pour 2021 n’était « pas pour se concentrer mais pour s’élargir et croître. »

L’agriculture, l’entreprenariat féminin et les centres-villes dans le viseur
Sur le plan national, Initiative France représente 960 salariés permanents et fédère 223 plateformes adhérentes. En Occitanie, le réseau regroupe 21 plateformes ou associations, éparpillées sur tout le territoire, soit  57 permanents salariés et plus de 1200 experts bénévoles. Pour cette année et les suivantes, Gérard Morange, en charge du réseau Initiative Occitanie, prévoit d’ouvrir un fonds dédié aux agriculteurs (aide au démarrage d’une activité d’agriculture), de continuer à renforcer l’action en faveur de la transmission et de l’entreprenariat féminin et de soutenir les installations en centre-ville.  Il prévoit un même niveau de croissance d’activité que l’an dernier, sachant que les 14 M€ de prêts d’honneur accordés ont un fort effet de levier : « Les banques font confiance aux entreprises soutenues par notre réseau et on arrive en moyenne à un effet levier de 7 à 8. » Les taux d’acceptation aux comités d’agrément du réseau sont de 30 à 40 %. Une fois admis, le taux d’acceptation des candidatures atteint les 80 %. « La présence humaine représente 50 % du dossier », insiste Gérard Morange qui considère qu’un dossier seul ne peut pas être bien évalué. Les fonds de fonctionnement et le financement des risques  (une moyenne de 10 % d’échec constaté) proviennent de la Région, de la Caisse des Dépôts et Consignations et de Bpifrance.