INNOVATION : des capteurs invisibles et ultra sensibles

Innovation

Nanolike développe et fabrique des nano-capteurs capables de mesurer en temps réel des dizaines de variables à la fois. Emanant d’un laboratoire de recherche en nanosciences de l’INSA de Toulouse, la jeune start-up a une technologie d’avance et surfe sur un marché en expansion. Elle a été lauréate, catégorie émergence, du Concours national de la création d’entreprises de technologies innovantes.

 

Imaginez une sorte de papier peint dont on recouvrirait les ailes d’avion. Pas de fleurs sur le papier, mais des centaines de capteurs, si petits qu’invisibles à l’œil nu, incroyablement économes en énergie et pouvant mesurer en permanence l’évolution de l’humidité, de la température, de la pression, des déformations de la structure… Dans un appartement, ces nano-capteurs peuvent détecter  les fumées anormales à  bas coût sans gâcher la déco. Dans des installations industrielles, leur sensibilité extrême leur permet de décrire en direct la composition des gaz émis, limitant au maximum les fausses alertes…

Leur secret de fabrication ? Un savoir-faire très spécial, utilisant des nanoparticules synthétisées par voie chimique, déposées au goutte à goutte et « tartinées » sur un support rigide ou flexible de manière très contrôlée. Une technologie brevetée mise au point au sein du Laboratoire de Physique et Chimie des Nano-Objets (LPCNO) de l’INSA de Toulouse, ayant bénéficié du soutien financier de l’Université de Toulouse et de la Région Midi-Pyrénées.

 « Reliés électriquement entre eux, les minuscules assemblages de nanoparticules que l’on obtient ainsi, constituent le cœur de nos capteurs», explique Jean-Jacques Bois, jeune créateur de Nanolike. « Cette technique de dépôt contrôlé de nanoparticules n’a actuellement aucun équivalent dans l’industrie. Il s’agit d’une rupture technologique qui nécessite des investissements beaucoup plus légers que la microélectronique traditionnelle ». 

Récompensé en mars dernier par un prix de 24 000€ octroyé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et Oséo, le projet a su convaincre l’incubateur Midi-Pyrénées qui accompagne la jeune entreprise hébergée sur le campus de l’INSA de Toulouse. Deux premiers contrats  sont sur le point d’être signés avec des industriels.

diffusé le 3-10-2011