INSEE : Implantation de la Légion étrangère sur le plateau du Larzac : 1 410 emplois générés en 2017

Nouvellement installée sur le plateau du Larzac, la 13e demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE), rassemble 1 047 militaires et civils fin 2017. Les commandes passées auprès d’établissements locaux pour assurer le fonctionnement quotidien du camp et pour adapter son infrastructure à la montée en puissance de l’effectif de la 13e DBLE occupent l’équivalent de 71 salariés. Ces derniers, comme le personnel du camp, consomment et investissent pour faire face à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Ces achats en alimentation, logement ou divers services mobilisent l’équivalent de 290 salariés. Au final, l’implantation de la 13e DBLE génère 1 408 emplois en 2017, dont 91 % se situent dans le bassin de vie de Millau : ils représentent sur ce territoire 11 % de l’emploi salarié total.

À cheval sur les communes de La Cavalerie, Millau et Nant en Aveyron, le camp du Larzac existe depuis 1902. Après avoir abrité la centaine de militaires et civils du Centre d’entraînement de l’infanterie au tir opérationnel (CEITO), il accueille depuis 2016 la 13e demi-brigade de Légion étrangère. L’installation de la 13e DBLE nécessite des travaux majeurs d’infrastructure, d’une part pour pouvoir loger l’ensemble des légionnaires, d’autre part pour adapter et moderniser les installations en place et en créer de nouvelles. Bien que d’envergure, cette extension se fait à périmètre constant, sur les 3 200 hectares historiques du camp. Compte tenu de leur ampleur, les travaux débutés en 2016 s’étaleront jusqu’en 2023. Le ministère des Armées s’est attaché à privilégier dans ses dépenses les petites et moyennes entreprises (PME), notamment locales. Elles sont sollicitées non seulement pour les travaux d’infrastructure, mais aussi pour les dépenses courantes, d’alimentation ou d’entretien des locaux par exemple. Cette étude de l'INSEE mesure l’impact de l’implantation de la 13e DBLE sur l’emploi local en 2016 et 2017, soit lors de ses premières années de présence sur le plateau du Larzac. L’inscription économique est mesurée sous deux angles: l’installation même du camp, au travers des travaux conséquents d’infrastructure qu’elle a nécessités et qui sont par nature transitoires, et les dépenses de fonctionnement courant, qui s’inscrivent sur du long terme. Deux études complémentaires permettront de suivre la montée en charge sur l’année 2019 puis 2023, jusqu’à l’atteinte d’un régime de croisière.

 

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