Karl 0'Hanlon, fondateur et gérant de Domaine &Demeure :« L’oenotourisme n’est pas uniquement dédié aux amateurs de vin»

Karl O’Hanlon, fondateur de domaine &Demeure.

Karl O’Hanlon  a démarré son aventure Domaine & Demeure en 2008. L’entreprise emploie aujourd’hui 74 personnes et  prévoit un chiffre d’affaires de 7 M€ en 2019 (+ 10% par rapport à 2018). Comment l’entrepreneur irlandais parvient-il à développer un concept touristique original et  haut de gamme,  autour de l’oenotourisme  et  100 % ancré dans le paysage et la culture du Languedoc ?  Deux propriétés viticoles sont gérées par Domaine et Demeure aujourd’hui, du moins pour la partie exploitation touristique : Château Les Carrasses, à Quarante, et Château Saint-Pierre de Serjac au nord de Béziers. Entrée à 50 % dans le capital de l’entreprise en 2012, la société Vignoble Bonfils s’occupe de l’activité viticole de ces propriétés. Un troisième projet est en cours de réalisation aujourd’hui :  la réhabilitation du Château Capitoul, près de Narbonne, qui ouvrira fin 2020. A son démarrage, l’entrepreneur avait de solides bases pour mener à bien son projet : le marketing, la vente, les RH, la structuration des finances ne lui étaient pas étrangers, grâce à ses débuts  professionnels à Londres au sein du cabinet BCG  (Boston Consulting Group) puis de la Banque d’Irlande. Sur le vin et la région du Languedoc, son père, écrivain et journaliste spécialisé dans le vin, lui a transmis son attachement à cette région. L’entrepreneur est aussi titulaire d’un diplôme en architecture d’intérieur et design.

Les travaux au château Capitoul, près de Narbonne ont démarré. Pouvez-vous  présenter ce vaste projet ?
C’est le troisième site que Domaine & Demeure réhabilite. Le chantier pèse 40 M€ (ce montant comprend les investissements liés à l’activité viticole), ce qui reste raisonnable et encore gérable pour une entreprise indépendante comme la nôtre. Le projet est souvent jugé pharaonique par les médias mais, en termes financiers,  ce n’est pas démesuré par rapport au chantier précédent,  celui de Saint-Pierre de Serjac, qui avait atteint 30 M€. Trois parties sont en cours d’aménagement : une partie hôtel dans les murs du château XIX ème, avec huit chambres, un restaurant gastronomique et un spa Cinq Mondes ; un espace dédié à l’événementiel avec un restaurant brasero (grillades au feu de bois) et enfin la partie logement où 44 maisons individuelles sont construites, toutes avec une vue imprenable sur l’étang. A côté de ces constructions, 8 hectares de parc arboré entouré de 98 hectares de vigne et des forêts, une piscine de 30 mètres, un tennis… L’idée est d’offrir un cadre exceptionnel, un service parfait et des activités pour tous les âges. Du haut de gamme mais toujours dans une atmosphère décontractée. Bref du luxe, mais dans un ton très  différent de ce qu’on peut trouver dans des grandes chaînes d’hôtel  5 étoiles.

Le BtoB représente le tiers de votre activité ?
 
Effectivement, les entreprises sont une part importante de notre clientèle. Nous cherchons à allier un décor bucolique et relaxant à un équipement irréprochable pour travailler, avec une connexion sans défaut et de la haute technologie pour assurer les animations de conférences. Le mélange de la tradition et de la technicité est dans notre ADN. La future salle pourra accueillir (...)