Kyanos Biotechnologies lève 2,6 millions d’euros

Le producteur de micro-algues Kyanos Biotechnologies, auteur du fameux arbre algual installé sur les allées Jean-Jaurès à Toulouse, passe progressivement à l'échelle indutrielle. Son récent tour de table lui permet de concrétiser ses projets de développement. 

Les 2,6 millions d’euros levés par Kyanos Biotechnologies vont permettre à la start-up toulousaine d’augmenter ses capacités de production et de mettre en place un pilote pré-industriel pour cultiver in fine ses micro-algues à grande échelle, dans des bassins artificiels. Les montants récoltés proviennent d’investisseurs comme Zsolt Popsé (président de GPC Bio), Régis Nouaille (fondateur d’Afyren), mais aussi du PIA opéré par l’Ademe, de French Tech Bridge de Bpifrance ainsi que du Pass Rebond Occitanie.

Une algue américaine, cultivée différemment
Créée en 2016 par un ex-ingénieur de Supaéro, Ly Vinh, Kyanos Biotechnologies est la première société à élever la microalgue AFA Klamath en dehors de son site d’origine, un lac dans l’Oregon aux Etats-Unis, dans un écosystème contrôlé à partir d’un procédé, la cyclotrophie, breveté. «C’est une alimentation durable, sans pesticide, peu gourmande en eau, qui ne consomme pas de terre arable, ni d’engrais azoté car c’est l’azote de l’air qui est exploité » résume Ly Vinh. En plus de son apport en protéine, l’AFA fournit un acide aminé, la phényléthylamine ou PEA qui favorise la production de la dopamine, active pour l’éveil, la mémorisation, la concentration. L'entreprise emploie aujourd'hui 5 personnes installées au centre Pierre Potier, pépinière biotech deToulouse Métropole. 

Un procédé de culture écologique innovant
Spécialisée dans l’algoculture, Kyanos Biotechnologies a conçu, développé et breveté un procédé innovant de production de micro-algues, la « cyclotrophie », capable d’augmenter la productivité de manière significative tout en préservant la planète. Ce procédé utilisant des écosystèmes de micro-organismes permet la valorisation des ressources carbonées renouvelables ainsi qu’un recyclage de l’eau utilisée. La start-up a déjà conçu un arbre algal haut de 5 mètres, qui sert "d'épurateur d’air de nouvelle génération ». Il est aujourd’hui visible sur les allées Jean-Jaurès à Toulouse.