La constellation satellite  Kinéis dédiée à l’IoT sera bien déployée en 2023

La connexion de millions d'objets sur terre, sur mer, à bas coût

Kinéis, une jeune startup lancée par CLS, a désormais les moyens financiers pour déployer et commercialiser sa future constellation de 25 nanosatellites destiné à l’IoT à très bas coût sur tout le globe.  100 millions d’euros viennent d’être levés auprès de CLS, le Cnes, Bpifrance, la Banque Européenne d’Investissement, l’Ifremer, Thales, Celad, BNP Paribas Développement, Hemeria… C’est l’héritier du système Argos lancé il y a 40 ans dont il est désormais l’exploitant avec déjà 8 charges utiles en orbite et bien plus en 2023.

 

Les 25 satellites Kinées vont s’ajouter en démocratisant les services de localisation déjà proposés par Argos tout en élargissant considérablement le service. Il sera possible d’envoyer des mini messages de n’importe quel point du monde pendant plusieurs années. Le suivi des containers, des troupeaux d’animaux, l’envoi de message de secours dans les lieux isolés en montagne deviendront très accessibles. Les montagnards pourront s’équiper avec des balises de moins de 100 euros. Kinéis a développé une balise et une application mobile dédiées aux sportifs en milieux reculés. Kinéis Adventures est également reliée au système de sécurité civile institutionnelle Cospas-Sarsat. Cette solution a été présentée avec succès au Salon AlpinMesse en Autriche, en novembre

2019. Le produit final est attendu pour la fin d’année. Certes ce n’est pas du téléphone comme Irridium mais le prix n’est pas le même. Kinéis c’est le service low cost de l’IoT.

 Kinéis a noué des partenariats commerciaux stratégiques avec des opérateurs comme Bouygues Telecom en jouant la complémentarité avec le réseau à bas coût Lora, Suez et la Wize Alliance pour connecter les compteurs d’eau, Arribada qui facilite l’intégration électronique. Kinéis a fait développer une puce à faible consommation dédiée.

« Nous sommes complémentaires avec les autres réseaux terrestres de l’IoT. En zone urbaine ces réseaux peuvent être meilleurs que Kinéis mais en dehors et sur mer, nous apporterons la continuité » indique Alexandre Tisserant, le président de Kinéis.

Le défi industriel très largement réalisé à Toulouse est bien parti. Le nanosatellite prototype, Angel placé en orbite le 18 décembre dernier préfigure les futurs satellites Kinéis. Les premières réceptions réussies de messages sont de bon augure pour le futur système Kinéis, qui est développé par la même équipe industrielle : Thales Alenia Space (architecte du système, responsable du développement des charges utiles avec la société Syrlinks, des stations sols et du centre de mission) et Hemeria (responsable des plateformes et de l’intégration satellite).  Les satellites Kinéis de moins de 30 kg seront équipés d’un système de propulsion électrique qui sécurisera les désorbitations en fin de vie et permettra d’éviter les collisions.