Latécoère. « Maintenir une belle compétitivité et se tenir prêt »

Yannick Assouad, directeur général du groupe Latécoère. ©Qianq Xu.

Yannick Assouad, Directeur Général de Latécoère, souligne les enjeux du plan Transformation 2020 du groupe. Dans un contexte général où le calendrier des nouveaux programmes aéronautiques reste la question mystère, le groupe international toulousain (4958 salariés ; CA 2018 : 659,2 M€) cherche à maintenir la compétitivité sur ses deux activités phares, les aérostructures et les systèmes d’interconnexion.

 

 Le Bourget est pour Latécoère l’occasion de mettre en avant ses avancées et innovations technologiques. Que présentez-vous cette année ?

Nous avons décidé de présenter trois innovations phares. Dans le domaine des systèmes d’interconnexion, nous ferons la démonstration de notre technologie LiFi (Light Fidelity) qui révolutionne la transmission des données dans les cabines avion et qui émergera avec la 5G. Nous cherchons à automatiser la production de fibre optique. Avec le LiFi, nous gagnons en vitesse de transmission et nous contournons la question du trop-plein d’ondes électromagnétiques qui peut refaire surface.  Sur notre stand au Bourget, douze joueurs interconnectés feront une démonstration de jeu, en situation réelle, dans une cabine passagers. Concernant notre deuxième activité qui porte sur les aérostructures, nous présenterons notre nouveau projet de porte, ou plutôt d’accès à l’avion. Troisième élément, l’impression 3D titane que nous avons mis au point avec AddUp (co-entreprise Fives et Michelin, NDLR).

Une nouvelle porte qui va dans la continuité du projet NexGED ?
La présentation de notre porte électrifiée NexGED, nous a permis en 2017 de dévoiler de nouvelles innovations technologiques. C’était une démonstration fonctionnelle. Aujourd’hui, nous travaillons avec Airbus sur l’application de ces technologies à une véritable porte, un réel accès cabine. Ce travail coopératif pourrait aller jusqu’à la certification.

Les résultats 2018 du groupe ne sont pas encore au rendez-vous. Est-ce lié au plan Transformation 2020 ?
Le plan Transformation 2020 nous coûte à plusieurs niveaux : tout d’abord, il a fallu fermer certaines usines, en déménager d’autres et les répercussions de telles décisions se font sentir jusqu’en 2019. Deuxièmement, il y a eu les investissements exceptionnels liés à l’aménagement de nos nouvelles usines de Toulouse et de Bulgarie. Enfin, les effets du PSE annoncé en 2016 se font sentir. Mais nous avons aussi eu un problème opérationnel avec l’un de nos fournisseurs au premier semestre 2018. Un événement qui a eu un impact sur le deuxième semestre car nous avons dû réindustrialiser l’ensemble des pièces en interne, notamment sur les sites de Montredon (Toulouse) et (...)