Le marché de l'immobilier neuf toulousain va vivre sa pire année depuis 2008

« Ce troisième trimestre de 2020 est catastrophique ». Jean-Philippe Jarno, président de l’Observer, alerte sur la construction de bâtiments neufs sur l’aire urbaine toulousaine. En effet, si en 2019 les chiffres battaient des records avec 1 736 logements mis en vente, ce troisième trimestre de 2020 affiche une baisse de 74 % par rapport à l’année dernière avec seulement 458 logements.

Un appel à l’aide pour les permis de construire
Cette tendance a débuté dès janvier, à cause de la crise sanitaire mais aussi des élections municipales qui ont freiné les délivrances de permis de construire comme le regrette Stéphane Aubay, président de la Fédération des promoteurs immobiliers Occitanie Toulouse Métropole : « Aujourd'hui, entre la signature de promesse de vente d’un terrain et le démarrage du chantier il se passe en moyenne 18 mois alors que normalement cela prend 8 mois ». Ainsi, les neufs premiers mois de l’année ont vu un recul de 45% des mises en ventes par rapport à 2019, avec environ 3 000 appartements contre 5 500 à la même période l’année passée.

Avec une prévision à nouveau de chute pour le dernier trimestre de l’année, 2020 devrait être la plus mauvaise année depuis 2008 pour Jean-Philippe Jarno

Une régulation du marché néfaste
Cet effondrement de l’alimentation du marché inquiète le président de l’Observer, baromètre du marché de l’immobilier neuf de Toulouse et sa métropole, quant à l’augmentation des prix : « Cette situation commence à devenir dangereuse à Toulouse, avec une hausse de 4 % pour atteindre en moyenne 4 150 euros du mètre carré. Sur l’aire urbaine, c’est une hausse de 2 %. Nous ne sommes pas encore au niveau de Bordeaux et de Montpellier, mais on s’en rapproche ».

Pour éviter une trop grosse inflation, la FPI a appelé les aménageurs métropolitains a réalisé un important choc d’offres.