Mecaprec. L’usineur ariégeois s’agrandit

L’usine Mecaprec est équipée de machines 5 axes ultra-performantes.

Installé au coeur de Lavelanet, Mecaprec, spécialiste du fraisage et de l’usinage de précision,  agrandit ses murs et investit dans des machines 4.0 pour accompagner son développement.

« J’ai vu dans cette entreprise une réelle connaissance technique avec une équipe jeune qui avait envie de faire des choses nouvelles et de rester installée en Ariège », se rappelle Jean-Marc Gomez, qui a repris Mecaprec avec sa conjointe en juin 2008. A l’époque, l’entreprise d’usinage de précision employait 13 personnes et son chiffre d’affaires était de 790 000 euros.  Ils sont aujourd’hui 70 et leur chiffre d’affaires devrait passer la barre des 10 M€ en 2019 (9,2 M€ en 2018). Quelques références : Aubert & Duval, Figeac Aero, Honeywell Secan, Mecahers, Meggit, Nexteam, PCC France, Lauak, Gardner Aerospace …. Ce sont près de 35 000 pièces qui sont produites annuellement, de 10 mm à 3 mètres, en prototypage, moyenne ou grande série. L’usineur fait de l’intégration sur des petites pièces et est capable de fournir des pièces équipées. « Nous assurons tout le service de production depuis l’acquisition des matières premières jusqu’à la livraison », ajoute le dirigeant.  Après un déménagement en 2011 sur un site de 4500 m², toujours à Lavelanet, l’entrepreneur prévoit de s’agrandir. Des travaux vont démarrer début 2019 et devraient se terminer à l’automne prochain avec 2000 m² supplémentaires dédiés à la production.

L’usine 4.0 en ligne de mire
« Nous sommes trop serrés par rapport à notre potentiel de développement » explique Jean-Marc Gomez pour justifier les 1,5 M€ d’investissements annoncés pour ce projet. Anciennement responsable de production chez Recaero, l’entrepreneur a pu observer l’évolution du marché et a bien l’intention de se positionner en tant qu’usine du futur.  « En s’appuyant sur le 4.0 on arrivera à rester compétitif », prédit l’entrepreneur qui prévoit d’accélérer sur l’automatisation en investissant sur des machines cinq axes Makino dernier cri capables de s’interconnecter. La nouvelle unité robotisée (dont l’acquisition récente d’un robot de la même marque à  800 000 €) sera installée dans les nouveaux murs.  Une des forces de l’entreprise est aussi sa capacité à produire des pièces de structure en métaux durs (titane, inconel, inox, etc.), ce qui nécessite des machines spécialisées. Un parc d’une trentaine de machines est en place aujourd’hui. C’est au total un investissement de 12 millions d’euros qui a été dédié à l’équipement de l’usine depuis 10 ans. Le Feder, les aides régionales, départementales, communales, Bpifrance, Crédit Agricole et Banque Populaire ont participé à l’aventure.

Recrutements en cours
Et la fabrication additive ? « On s’y intéresse. Nous avons une petite machine 3D déjà pour notre propre utilisation interne. Mais pour vraiment s’y attaquer, on attend d’avoir une vision plus claire.» Au bureau des méthodes, ils sont aujourd’hui huit à étudier et tester de nouveaux process de production. De nouveaux recrutements sont en cours, aussi dans la production et le contrôle qualité. Autre investissement en perspective, cette fois-ci d’ordre environnemental, l’installation d’une centrale de filtration des lubrifiants usés. Des mesures qui lui permettront d’obtenir la certification ISO 14 001 d’ici à 2020.
La croissance de la PME s’est faite sans ouverture de capital, avec une opération de croissance externe en 2017 : l’acquisition de SMGA à Aire-sur-l’Adour (Landes), société de 7 personnes plutôt dédiée à l’usinage des pièces aluminium. Et demain ? Jean-Marc Gomez veut se concentrer sur le développement high-tech de son usine  pour continuer à satisfaire les rangs un de l’aéronautique.  De nouvelles opérations de croissance pourraient aussi être envisagées…