Nutergia. Un laboratoire ultra-moderne en pleine campagne

Unité de production du laboratoire Nutergia.

Le fabricant aveyronnais de compléments alimentaires  Nutergia s’est offert un laboratoire XXL qui a nécessité un investissement de 15 M€. Une unité de production moderne qui allie industrie et développement durable avec l’objectif de tripler la production.

 

 Ils étaient 260 en octobre et devraient dépasser la barre des 300 salariés en début d’année. Rien qu’au niveau de l’emploi, Nutergia se présente comme un acteur clé du développement économique  dans l’Aveyron, plus exactement autour de Capdenac, ville de son siège. Née en 1989,  la petite unité fondée par le docteur Claude Lagarde est aujourd’hui le deuxième laboratoire français de compléments nutritionnels distribués en pharmacie.  En gardant des valeurs familiales, d’ancrage territorial, de respect et d’écoute de la nature, Nutergia prend la direction de la santé de demain. L’innovation est dans l’ADN de l’entreprise qui s’inspire déjà d’un concept de santé original : la santé par la nutrition cellulaire active, concept créé par le docteur Lagarde qui consiste à optimiser la biologie cellulaire grâce aux micronutriments. Avant-gardiste, ce docteur en pharmacie aveyronnais a été l’un des premiers à entamer des travaux de recherche sur les oligoéléments. Son  approche thérapeutique innovante  veut rendre aux cellules, carencées et intoxiquées, leur fonctionnement optimal.

De 6 à 7 millions de produits par an

Aujourd’hui, Nutergia produit 6 millions de produits par an et devrait passer à 7 millions l’an prochain. Le laboratoire commercialise 75 gammes de compléments alimentaires, sous forme de poudres, gellules ou de liquide contenant des extraits de plantes issues de l’agriculture biologique, soit 350 références de matières premières actives. Ses deux produits historiques sont le concentré d’eau de mer et oligoéléments Ergybiol ou encore le complexe de vitamines Biocébé. Ses fournisseurs principaux sont des extracteurs installés en France ou en Europe. Les pharmacies représentent 70 % de sa clientèle. Côté export, Nutergia est aussi très dynamique avec un produit sur trois vendu à l’étranger (essentiellement en Europe).

Un nouveau campus
Après une vingtaine de mois de travaux, Nutergia accueille depuis l’été 2018 ses équipes dans un nouveau campus de 3 hectares à  Causse-et-Diège, à une dizaine de kilomètres de son siège. Les quatre bâtiments (7 500 m² en tout)  sont d’allure moderne et  se fondent parfaitement dans le paysage. Le projet a été dessiné par les cabinets d’architectes Casadepax à Toulouse et CL Architecture à Montbazens. Depuis le site de stockage et les salles de réunion, les salariés contemplent par la grande baie vitrée les champs, les  vaches… Une signature d’Antoine Lagarde, directeur général de l’entreprise et fils du fondateur, très engagé sur la préservation de l’environnement. Quelques mesures qui prouvent cette implication : 100% des besoins en électricité sont couverts par un contrat Equilibre (EDF) exclusivement basé sur des énergies renouvelables ; les  filières locales  sont privilégiées ;  les plantes issues de l’agriculture biologique ou les plantes sauvages non menacées sont les ressources du laboratoire ; les étapes de désinfection et de rinçage se font en circuit fermé pour contenir la consommation d’eau, etc. Près de 70 salariés  sont installés aujourd’hui dans ces nouveaux murs. Ils atteindront la centaine dans quelques mois : R&D, production, laboratoire d’analyse et stockage sont les quatre activités du site. Un projet gigantesque pour la PME, qui a nécessité 15 M€ d’investissement (dont 3,3 M€ d’équipement et 450 K€ pour l’installation informatique). Il faut dire que les ambitions sont hautes, avec une volonté d’industrialiser la production en suivant les  mêmes contraintes de qualité que celles des laboratoires pharmaceutiques. Avec l’installation de ces nouvelles chaînes de production et machines, la capacité de  production de Nutergia pourrait être multipliée par trois. « L’industrie, ce n’est pas vulgaire, nous conservons nos valeurs avec cette nouvelle organisation », commente Thomas Hugonnenc, directeur industriel qui a même envisagé avec l’aide d’un cabinet d’ingénierie pharmaceutique, une passerelle vitrée surplombant le site, pour faciliter les visites. La beauté du bâtiment et de son environnement pourrait effectivement en faire un  nouveau site de tourisme industriel aveyronnais.