Olivier Garrigou. Midica fait sa révolution commerciale en pariant sur l’hypercentre toulousain

Franck Taverriti  et Nicolas Fabries, les fondateurs de Makiba

Tête de pont de la holding familiale Gefiroga, le magasin Midica a ouvert le 2 septembre avec une offre et une présentation qui évolue en profondeur sur la totalité des 5000 m2. Une révolution engagée par Olivier Garrigou, le directeur général du groupe qui a fait le pari d’investir en plein centre-ville de Toulouse.

Dès le rez-de-chaussée, le changement saute aux yeux. Les caisses ont disparu de l’entrée. Le visiteur traverse une sélection de nouveaux produits exprimant les tendances du moment. On redécouvre en même temps un magasin aménagé à l’intérieur d’un bâtiment classé avec ses vielles poutres en briques. Tous les mois environ, 3000 références nouvelles sur un total de 25 000, seront proposées dans les différents univers du magasin. « Nous aurons par exemple une offre de petits mobiliers, des canapés, des tables basses, des chaises pour renouveler sa décoration intérieure » indique O. Garrigou. Désormais Midica a organisé des espaces dédiés comme à la maison avec la cuisine, la salle à manger, la chambre parentale, les enfants, dans une décoration spécifique. Côté tarif, « On souhaite rester un magasin populaire avec une offre de petit prix, accessibles ». Des produits issus de producteurs ayant des démarches responsables et engagées seront ajoutés à l’image de ces bougies décoratives fabriquées à partir de cire d’abeille provenant d’une entreprise près de Grenoble. « A la différence des franchises, des magasins sous enseigne, nous sommes indépendants, libres de choisir nos fournisseurs ».

Mais si la révolution est en marche Midica va continuer à proposer les produits des grandes marques. Le bricolage est maintenu comme l’offre de literie. La grande nouveauté qui arrive fin octobre, début novembre c’est la création au 4ème étage d’un espace bien-être et restauration, ouvert sur la ville, avec des partenaires locaux. Lancé début 2018, le projet a été accompagné par un gros effort de formation du personnel (110 salariés) dont une centaine de vendeurs. « Ce métier  change. Avec internet le client est aussi informé et compétent voire plus que le vendeur. Celui-ci doit davantage aider le client à faire son choix de décoration, à lever un doute ». Les personnes dédiées au sourcing et les vendeurs par univers travaillent désormais ensemble pour définir l’offre sous la direction de Sandrine Millon. L’effet des manifestions à répétition des gilets jaunes a fortement impacté à la fois les comptes du magasin et le moral du personnel confronté à ce mouvement très violent en plein centre-ville. Mais le projet n’a pourtant pas été ralenti, « On a même plutôt accéléré, des grands groupes auraient sans doute fait des choix différents. Toute une équipe s’est investie pour transformer ce projet en réalité tout en maintenant le magasin ouvert au public ».