Sophie Levy-Valensi : "Le choc a été dur"

Présidente et directrice associée de Bleu Citron, société de production spécialisée dans l’organisation de spectacles, festivals et autres tournées d’artistes, Sophie Levy-Valensi dirige une entreprise culturelle, aux enjeux bien spécifiques. Touchée de plein fouet par la crise sanitaire, Bleu Citron a dû faire face à un arrêt total d’activité. Son ressenti et ses projets pour la reprise.

Comment avez-vous vécu la crise sanitaire ?

Sur un plan sentimental mes associés et moi avons été heurtés de plein fouet. Le choc a été dur car nous étions dans une période de croissance, d'autant plus qu'au début on pensait que cela durerait seulement 2 à 3 mois. Ces dernières années nous réalisions entre 15 à 16 M€ de chiffre d’affaires, là je pourrais dire que nous étions plus proche de 16 euros que de 16 millions. Au total, nous avons réalisé 8 spectacles en 14 mois, contre 200 normalement.

Il y a quand même eu 8 spectacles ?

Oui, ils sont liés aux faux départs qui ont été difficiles à vivre. En septembre, nous avons pu en produire 6, avant d’être recondamnés à s’arrêter. Pareil en janvier, puis nous avons eu un « genre » d’alerte pour début avril mais ça n’a pas eu lieu.

Expliquez-nous ce que fait Bleu Citron ?

C’est une entreprise qui a 35 ans d'histoire et qui a commencé sa vie à Paris dans l'organisation de tournées d'artistes de jazz, ou de Jacques Higelin par exemple. Puis elle est venue à Toulouse et a développé ses 3 activités historiques, à commencer par la production locale. C’est-à-dire que l’on organise les dates des tournées nationales dans la région, comme celles de Polo & Pan, Rover ou encore Matthieu Chedid. On travaille beaucoup à Toulouse, notamment avec le Bikini, et parfois à Pau, Rodez, Albi ou encore Montauban. Ensuite nous sommes organisateurs et producteurs de festivals dans le coin. Par exemple, ça fait 17 ans que nous collaborons avec Pause Guitare à Albi pour tout ce qui est contrats d’artistes, billetterie, etc. Et ça fait 4 ans qu’on est coproducteurs du festival. On travaille aussi pour (la suite de l'interview est disponible dans le dernier numéro d'Entreprises Occitanie, juin 2021)

Propos reccueillis par Thomas Alidières