Renault Clio 5.  Nouvelle génération, ultra connectée et hybride

Une tenue de route toujours aussi exemplaire
L'écran tactile multimédia intégré dans le nouveau cockpit

Le passage de la 4ème à 5ème génération de la Clio passera presque inaperçu pour la plupart d’entre nous. Renault n’a pas pris le risque de changer son design, le principal motif d’achat. C’est  la voiture française la plus vendue et le numéro 1 du segment B en Europe depuis 2012 avec 450 000 exemplaires commercialisés en 2018.

Car les évolutions c’est à l’intérieur que cela se passe. Renault annonce  85% de pièces et équipements nouveaux pour cette nouvelle génération.

La première impression est favorable avec la quasi disparition des plastiques durs pour un toucher plus agréable avec un revêtement moussé, plus cosy, en rapport avec le standing de la Clio.  Le confort d’assise fait lui aussi des progrès avec des sièges moins épais plus creusés qui laissent de la place supplémentaires pour déployer les jambes à l’arrière.

Renault a revu en profondeur le tableau de bord. Et surtout l’emplacement de la tablette tactile multimédia Easy Link de 7 ou 10 pouces qui facilite la lecture et la manipulation en l’installant plus haut, plus proche et  dirigée vers le conducteur. Un plus à la fois pour la sécurité et la tendance de fond vers une connexion maximum. Google, Tom Tom et Coyote sont intégrés avec une mise à jour des services en continue. L’application MY Renault sur son mobile permet entre autres de poursuivre sa navigation à pied  une fois sorti du véhicule et d’être raccompagné jusqu’à celui-ci au moment de le retrouver, de le verrouillerou d’actionner le klaxon, les projecteurs à distance.

 

En démarrant la voiture, 1er constat, on entend très peu le moteur. Sur autoroute, le constant est plus flagrant. Renault indique avoir réduit de 2 db l’ambiance sonore à bord. Sur la route la Clio 5 reste très agréable et sûre à conduire. Pas de roulis désagréable y compris à haute vitesse dans les virages. Sur route dégradée, la voiture reste facile à manœuvrer. La pression réglementaire pour toujours moins d’émission et les nouvelles normes WLTP de contrôle ont conduit Renault à proposer des nouveaux moteurs essence plus performants. Le travail a été complexe commentait une ingénieur motoriste de Renault.  Le contrôle des émissions s’effectuent désormais sur chaque option d’un même modèle. Tout ce qui augmente les émissions  par exemple en ajoutant du poids comme les toits ouvrants en verre ne sont plus proposés. Le TCe 90 ch trois cylindres évolue avec 100 ch, il reste le cœur de gamme avec du  punch et de la reprise suffisante dans les manœuvres de dépassement. Renault indique 100 g/km de CO2 en valeur NEDC corrélée, issue du protocole WLTP. Le TCe 120 gagne lui aussi 10 ch ( 119 g/km), la Clio donne là son meilleur, en alliant puissance, silence de fonctionnement avec la boite automatique EDC. Les consommations baissent légèrement de 5 à 10%. A l’essai en appuyant plus que nécessaire sur l’accélérateur pour explorer « le domaine de vol » de la Clio, on est au-dessus des performances affichées mais cela reste très très raisonnable, entre 5 et 6 litres. En essence des versions 65 et 75 litres moins puissantes sont au catalogue plus deux motorisations diesel associés avec un système de traitement SCR des oxydes d’azote NOx. La Clio s’enrichit avec l’apparition d’aides à la conduite comme le régulateur de vitesse adaptatif, le maintien en ligne autonome en maintenant les mains du volant. Bonne surprise, cette nouvelle version est moins longue que la précédente sans réduire la place pour les passager ou le volume du coffre, le rayon de braquage a été raccourcit de 30 cm. Les tarifs vont de 14 100€ à 26 100€.

Au bilan, la Clio 5 apparaît encore désirable.  D’autant que Renault annonce l’arrivée d’une version hybride en 2020 avec un moteur thermique essence de 160 ch avec deux moteurs électriques et une batterie d’1,2 kW. En ville, 80% des trajets seraient en électrique à zéro émission, le gain de consommation pouvant aller jusqu’à 40% par rapport à un moteur thermique essence classique en cycle urbain. La vocation de l’hybride serait d’offrir une alternative aux gros rouleurs  qui choisissent prioritairement le diesel.