RTE va investir 995 millions d’euros en Occitanie dans le transport d’électricité sur 2019-2023

L'éolien en mer

RTE, le Réseau de transport d’électricité a prévu d’investir 995 millions d’euros sur 2019-2023 en Occitanie sur le réseau des lignes à haute et très haute tension. Le coût du raccordement à venir des parcs éoliens flottants en Méditerranée explique en partie l’augmentation des besoins. Une 1ère ferme expérimentale de 4 éoliennes de 6 MW chacune sera mise en service en 2021 au large de Gruissan et Leucate pour un coût moyen d’environ 1million d’euro  par kilomètre. Si les résultats sont au rendez-vous, plusieurs projets de parcs éoliens en mer seront déployés « qui devraient fortement contribués à l’objectif d’une région à énergie positive en 2050 » souligne Erik Pharabod, délégué RTE dans le Sud-Ouest.  Aujourd’hui le principal chantier de RTE concerne la création d’un poste électrique (75 M€) sur la commune de St-Victor pour sécuriser l’alimentation électrique de l’Aveyron tout en accompagnant le développement des EnR. Le défi de RTE est d’équilibrer production et consommation en permanence avec des sources régulières comme le nucléaire, les barrages et intermittentes, solaire et éolien. La part du nucléaire venant des deux tranches de Golfech dans la production électrique en Occitanie (37,7 MW) a reculé, représentant 45%, l’hydraulique, 37%, l’éolien, 9%, le solaire, 6%. 2018 a été une année record de production d’énergie renouvelable couvrant 47,7% des besoins électriques de l’Occitanie. Merci à l’hydraulique qui a progressé de 48,7% avec une année 2018 très humide suivie par le solaire, + 6,3% et l’éolien, +4%, favorisée par des conditions météos propices et la mise en service de nouveaux moyens. La puissance solaire installé a progressé de 15,2%  avec 1811 MW et de 7,6% en éolien, 1517 MW. De nombreux projets sont en instruction ou à l’étude. Le solaire soulève moins d’opposition systématique que l’éolien dont l’avenir se dessine en mer ! Côté consommation, elle est quasi stable (35,5 TWh), la baisse des gros consommateurs industriels (31) est compensée par l’effet migratoire positif en Occitanie.