Sondage : Grève SNCF, quels impacts pour nos entreprises ?

 

Les syndicats de cheminots mènent un mouvement de grève intense depuis le 3 avril, à raison de deux jours tous les cinq jours, contre la réforme SNCF proposée par le gouvernement. Jusqu'au 28 juin, le réseau ferroviaire français est largement impacté.

Afin d’apprécier en temps réel les conséquences de cette grève au sein de nos entreprises, le MEDEF 31 a réalisé un sondage. Ce dernier a été envoyé à deux reprises à nos adhérents afin de suivre l’évolution des répercussions de ce mouvement, à respectivement deux et cinq semaines après le lancement des hostilités.

Près de 150 chefs d’entreprises ont ainsi partagé leur vécu, les difficultés rencontrées et leurs solutions pour limiter les effets du mouvement sur leur entreprise. Pour plus de 50% d’entre eux, le mouvement impact « modérément » leur entreprise, moins de 10% seraient «  très significativement » touchés. Finalement, l’impact semble davantage se porter sur l’état d’esprit et la motivation plutôt que sur l’économie de l’entreprise.

Ces trois mois de grève viennent largement perturber le trafic ferroviaire et provoquent des retours très agacés. Elle occupe les esprits et certains parlent d’« ambiance générale morose » ou encore de « prise en otage » des salariés qui voient leurs déplacements perturbés et/ou rendus impossibles.  Le stress, l’agacement et la perte d’énergie causent ainsi un impact psychologique sur les différents membres de l’entreprise.

L’entreprise rencontre bien entendu d’autres difficultés. Près de 50% des 150 entreprises interrogées ont notamment dû pallier des déplacements professionnels retardés et/ou annulés, la perturbation des déplacements de leurs clients, l’annulation de rendez-vous et de formations. Cette grève cause parfois des pertes de temps qui freinent l’avancée des projets en cours, et provoquent l’engorgement des plannings et la baisse d’activité.

Le mouvement entraine donc pour certains un manque à gagner pour l’entreprise, les conséquences financières sont parfois importantes. Heureusement, pour 60% des entreprises interrogées, les pertes s’élèvent à moins de 5000 euros, mais tout de même 30% d’entre elles estiment les pertes s’élever entre 5000 et 25 000 euros.

Pour pallier ces difficultés, les entreprises mettent au point des systèmes de téléconférences, le covoiturage des salariés, l’aménagement des horaires et des plannings…

Si la grève touche les entreprises psychologiquement et financièrement, on constate néanmoins à ce jour peu de conséquences graves pour l’avenir de ces entreprises.