SurgiMab aide les chirurgiens à voir les tumeurs invisibles à l’œil nu

Améliorer l’efficacité du geste opératoire
Une étude clinique multicentrique de phase III est en cours de lancement pour le premier produit SGM-101 ciblant le cancer colorectal
 Françoise Cailler, ingénieur INSA Toulouse et docteur en biochimie a rejoint l’aventure en 2007

Les molécules développées par SurgiMab pour la Chirurgie guidées par fluorescence sont issues de l’IRCM, l’Institut de recherche en Cancérologie de Montpellier. Cette technologie permet aux chirurgiens oncologues de voir en temps réel les contours d’une tumeur, les nodules et les métastases de petite taille, invisibles à l’œil nu et ainsi d’améliorer l’efficacité du geste opératoire. Pour cette PME installée dans la pépinière Cap Delta près de Montpellier, le ciel se dégage avec une autorisation sur le marché  prévue en 2020-2021.

 

Mais le chemin a été long. Cette innovation provient du travail de recherche original du Dr. André Pèlegrin, directeur de recherche Inserm, qui a débouché par une première publication en 1991, décrivant la visualisation d’une tumeur grâce à un anticorps fluorescent. Son équipe a ensuite collaboré avec le Dr. Marian Gutowski, chirurgien oncologue de l’ICM, l’Institut du Cancer de Montpellier. Françoise Cailler, ingénieur INSA Toulouse et docteur en biochimie a rejoint l’aventure en 2007 et Michel Barbelanne, diplômé en immunologie et de l’Ecole de commerce de Toulouse en 2010. Surgimab a été créée en 2011 pour développer des conjugués fluorescents associant un anticorps monoclonal avec un colorant détecté dans le proche infrarouge. Une étude clinique multicentrique de phase III est en cours de lancement pour le premier produit SGM-101 ciblant le cancer colorectal. Elle sera réalisée dans une dizaine de centres hospitaliers et cliniques aux Etats-Unis et en Europe et va concerner trois cent patients. Les deux premières étapes ont été couronnées de succès,  avec les bons résultats obtenus auprès de  80 patients et des chirurgiens enthousiastes.