À Toulouse, la situation touristique est “dramatique, mais peut-être moins que prévu”

Lors du 1er bilan d’attractivité de 2020, l’agence de Toulouse Métropole en charge de la promotion et du développement du territoire toulousain a présenté des chiffres clés dans différents secteurs. Tourisme, événements et business, la crise sanitaire a fortement nuit à l’attractivité de la Ville Rose.

Lors du 1er bilan d’attractivité de 2020,  ce mardi 5 octobre, l’agence de Toulouse Métropole en charge de la promotion et du développement du territoire toulousain a présenté des chiffres clés dans différents secteurs. Entre le tourisme, l'événementiel et le business, la crise sanitaire a fortement nuis à l’attractivité de la Ville Rose.

"Nous allons maintenir les budgets initiaux, il faut rester solidaire pour traverser cette crise” assure Jean-Claude Dardelet, le vice-président de Toulouse Métropole.

Pour cette première partie de 2020, le tourisme général de Toulouse Métropole a connu un repli moyen d’environ 30 % par rapport à 2019, alors que la structure prévoyait “dans le pire des cas une baisse à 50%”.
Ce déclin s’explique notamment par le taux d’occupation estival des hébergements hôteliers (dont quasiment un tiers étaient fermés) : il était de 37 % en juillet contre 71 % en 2019, de même pour le mois d’août qui affichait un remplissage de 42 % contre 61 % l’année dernière. 

Ce sont donc 2 500 entreprises qui ont subi les contrecoups de ces chiffres inquiétants, elles qui emploient 23 000 salariés à Toulouse, sur environ 100 000 emplois en région Occitanie. 

Attirer en priorité les entreprises à fort potentiel d'innovation 

Si les Français représentaient 85 % des visiteurs à l’accueil de l’office de tourisme de Toulouse (contre 48 % l’an dernier), la moitié des entreprises qui se sont implantées dans la Ville Rose étaient étrangères. Le programme d’attractivité économique “Invest in Toulouse” a annoncé l’implantation de 10 entreprises qui devraient générer 250 emplois dans les 3 prochaines années, contre 30 entreprises pour 530 emplois en 2019.

Dans le cadre du plan de relance, quatres études vont êtres pilotées par le service pour attirer des investissements et des start-up dans les filières des biomédicaments, du climat, de la Green-tech/Clean-Tech et de l’Agri-Agro-Tech. Le vice-président de Toulouse Métropole s’est d’ailleurs montré confiant quant à l’arrivée du Centre européen pour les prévisions météorologiques, Montaudran étant identifiée comme une ville idoine dans la compétition avec les autres projets européens.

Enfin, ce mercredi 7 octobre sera signée une charte “solidarité et événementielle” pour un secteur durement touché par la crise sanitaire. Si sur les 95 millions d'euros du plan de relance de Toulouse Métropole 1 million sont dédiés aux congrés, la filière événementielle n’arrive pas à prévoir une reprise normale de son activité, fortement impactée par les différentes limitations des rassemblements, à l'image du très récent MEETT qui ne pourra sûrement pas exploiter son plein potentiel d’ici à la fin de l’année.

 

Thomas Alidières