Après un exercice à 78,39 millions d'euros de chiffre d’affaires, le réseau N’PY aborde l’hiver 2026-2027 avec de nouveaux équipements et une offre touristique élargie. Télécabine au Grand Tourmalet, réouverture de l’Hôtellerie des Laquets, programmes immobiliers dans le Louron, festivals et services numériques : les stations poursuivent leur modernisation, tout en cherchant à développer des revenus au-delà des remontées mécaniques.
Restauration d’altitude, vélo, festivals, nouvelles offres de séjour… Les stations multiplient les activités pour élargir leur clientèle. (Photo N'PY)
Au Grand Tourmalet, les débutants prendront désormais de l’altitude avant de chausser leurs skis. Une télécabine doit remplacer le télésiège du Tournaboup et déplacer le front de neige de 1 400 à 1 800 mètres. Quelques kilomètres plus loin, au Pic du Midi, un bâtiment des années 1930 vient de retrouver une activité hôtelière. Ces deux opérations donnent la mesure de la transformation engagée dans les stations N’PY : améliorer les conditions d’exploitation du ski et élargir les raisons de séjourner en montagne.
Pour la saison 2026-2027, le réseau annonce 31,77 millions d'euros d’investissements. Son périmètre associe sept stations, Peyragudes, Piau-Engaly, Grand Tourmalet, Luz-Ardiden, Cauterets, Gourette et La Pierre Saint-Martin, ainsi que les sites du Pic du Midi et de Cauterets-Pont d’Espagne. L’essentiel de cet ensemble se situe en Occitanie, les deux stations béarnaises relevant des Pyrénées-Atlantiques. Chaque exploitant conserve ses choix propres, tandis que la marque N’PY, propriété de la Compagnie des Pyrénées, mutualise une partie de la commercialisation et de la communication.
Un chiffre d’affaires en hausse, une activité estivale qui progresse
Le réseau publie un chiffre d’affaires de 78,39 millions d'euros, couvrant l’été 2025 et l’hiver 2025-2026, soit une progression annoncée de 7,5 % sur un an. Le précédent exercice s’établissait à 72,9 millions d'euros, après 62,9 millions d'euros en 2023-2024. Pour la fréquentation 2025-2026, le dossier fait état de 2 127 665 passages de skieurs et de piétons. Le communiqué situe la performance hivernale 7,72 % au-dessus de la moyenne des six saisons précédentes : cette comparaison ne correspond donc pas à une hausse annuelle.
Avec 102 remontées mécaniques, 265 pistes et 621 emplois en équivalent temps plein, le réseau pèse dans l’économie des vallées. Ses effectifs atteignent 1 053 personnes pendant les vacances scolaires, selon les données communiquées. N’PY revendique plus de la moitié du marché pyrénéen français.
L’été apporte une autre mesure de l’activité. Il recense 273 927 passages uniques aux remontées mécaniques durant l’été 2026, en progression de près de 3 % par rapport à 2025. Le bilan intermédiaire arrêté à fin août, présenté dans le dossier, portait sur 241 010 passages, en hausse de près de 4 % sur un an et de 8,4 % par rapport à 2024. Les deux chiffres correspondent à des arrêtés différents. Les quatre bike parks de Peyragudes, Cauterets, Gourette et La Pierre Saint-Martin affichent, pour leur part, 20 % de fréquentation supplémentaire.
Toutes les stations du réseau ouvrent des remontées en été. Randonnée, vélo, restauration d’altitude et activités de pleine nature deviennent ainsi des débouchés pour des équipements longtemps associés à la seule saison de ski.
Au Grand Tourmalet, 13 millions d'euros pour réorganiser l’accès au domaine
Le Grand Tourmalet concentre 13 millions d'euros d’investissements annoncés. Construite par POMA, la nouvelle télécabine du Tournaboup doit entrer en service en décembre 2026. Ses cabines de dix places remplaceront un télésiège fixe de quatre places. Sur un tracé de 1,1 kilomètre, la montée jusqu’à La Laquette prendra environ cinq minutes, avec un débit annoncé de 2 400 personnes par heure.
L’opération ne se limite pas au transport. Le déplacement du front de neige à 1 800 mètres s’accompagne d’un agrandissement de l’espace débutant et de la couverture du tapis de La Laquette, qui dessert deux pistes d’initiation. Les espaces de ski et de luge de la Family Zone bénéficieront également d’un renforcement de la neige de culture.
La télécabine doit accueillir skieurs et piétons l’hiver, puis randonneurs et vététistes l’été. Elle facilitera aussi l’accès au restaurant La Laquette, rénové au cours des deux dernières années. Des dîners en musique sont prévus certaines soirées hors vacances scolaires. En février, des sorties en dameuse d’une heure et demie proposeront une dégustation de produits locaux au col du Tourmalet.
Sur ce domaine de 54 pistes, représentant plus de 100 kilomètres de descente, la question énergétique fait également partie des investissements. L’exploitant indique avoir réduit sa consommation électrique de 10 % en trois ans, notamment grâce au suivi des installations. Toutes ses dameuses disposent d’un dispositif de mesure de l’épaisseur de neige. Le Grand Tourmalet participe par ailleurs au programme européen Life Pyrénées 4 Clima, avec le Conservatoire botanique des Pyrénées, autour de la collecte de graines locales et de la revégétalisation des sols.
Au Pic du Midi, les Laquets ajoutent 34 places d’hébergement
À 2 620 mètres d’altitude, l’Hôtellerie des Laquets a rouvert le 25 septembre 2026. La réhabilitation et l’extension de ce bâtiment construit entre 1930 et 1933 représentent un coût global annoncé de près de 12,7 millions d'euros. L’établissement, relié au sommet du Pic du Midi par un petit téléphérique, vise un classement quatre étoiles.
Ses 16 chambres comprennent quinze chambres doubles, dont une accessible aux personnes à mobilité réduite, et une suite pouvant accueillir de deux à quatre personnes. La capacité maximale atteint 34 clients par nuit. Avec les 27 places déjà proposées au sommet, l’offre nocturne du site passe ainsi à 61 personnes.
Le projet conserve la maçonnerie ancienne et prolonge le bâtiment par une extension faisant notamment appel au bois. Il comprend un salon avec cheminée, un bar, un hammam, un sauna et des terrasses. Le dîner a été conçu par les équipes du Pic du Midi avec Stéphane Tournié, chef des Jardins de l’Opéra à Toulouse, présenté dans le dossier comme titulaire d’une étoile Michelin.
Le tarif annoncé débute à 599 € pour une chambre double, avec accès en téléphériques, visite du Pic du Midi, dîner pour deux, nuitée et petit-déjeuner. L’hiver, l’établissement accueille les visiteurs pour la nuit. L’été, une restauration rapide doit également répondre aux besoins des marcheurs et des traileurs, avec une terrasse de 80 m². Les périodes d’ouverture suivront celles du Pic du Midi.
Cette opération accompagne la candidature du Pic du Midi et de son observatoire au patrimoine mondial de l’Unesco. Le dossier international a été déposé en janvier 2026. Selon le calendrier présenté, les évaluations et échanges avec l’ICOMOS doivent se poursuivre de novembre 2026 au printemps 2027, avant un examen de la candidature à l’été 2027. L’inscription reste donc une perspective, soumise à décision.
Le site développe aussi ses liens avec Toulouse. Le maillot extérieur 2026-2027 du Stade Toulousain, associé au Pic du Midi, doit être proposé dans sa boutique. « Plus qu’un hommage, il est une manière de porter notre territoire, son histoire ainsi que celles et ceux qui le font rayonner », indique le club dans le texte reproduit au dossier de presse. Un concert est par ailleurs annoncé au sommet le 3 avril 2027 ; l’artiste n’est pas encore dévoilé dans les documents transmis.
Peyragudes et le Louron poursuivent leurs investissements
À cheval sur la Haute-Garonne et les Hautes-Pyrénées, Peyragudes annonce 2,4 millions d'euros d’investissements. La station installe 30 nouveaux enneigeurs sur les secteurs Agudes et Peyresourde, portant à 80 % la couverture annoncée du domaine d’altitude par les équipements d’enneigement. La piste bleue Alouette, qui relie le col de la Flamme au pied des pistes côté Agudes, bénéficie d’un profil remanié et de modules ludiques.
L’évolution de la destination se lit aussi dans l’immobilier. Depuis la mise en service de la télécabine Skyvall en 2019, Loudenvielle renforce ses capacités d’accueil. Deux programmes portés par Marignan et Vinci Immobilier représentent ensemble plus de 170 appartements. Un projet d’hôtel trois étoiles de 90 chambres complète ces opérations, dont les livraisons doivent s’échelonner jusqu’en 2028.
La station annonce également 30 nouvelles bornes de recharge électrique, réparties entre Peyresourde et Loudenvielle. L’office de tourisme de Loudenvielle, labellisé Destination Excellence, modernise son accueil avec des écrans interactifs, une carte numérique et un espace boutique consacré aux savoir-faire locaux.
Autre équipement économique de la vallée, Balnéa a accueilli plus de 343 000 visiteurs l’année précédente, selon le dossier. Son espace japonais doit rouvrir après transformation en février 2027, avec des bassins modernisés et une capacité accrue. Un nouvel espace extérieur est à l’étude.
Ces projets prolongent la démarche Cap 2030, lancée en 2024 par la SPL Peyragudes. Elle associe diversification touristique, emploi local et transition énergétique. La vallée s’appuie déjà sur le complexe Valgora, les installations sportives de Loudenvielle, un bassin de natation de 25 mètres à Balnéa, plus de 500 kilomètres de circuits VTT enduro et 225 kilomètres d’itinéraires de trail et de course à pied pour attirer des pratiquants au-delà de l’hiver.
Piau travaille l’accueil, les hébergements et le ski familial
À Piau-Engaly, l’enveloppe d’investissement annoncée atteint 800 000 €. Deux nouvelles pistes ludiques, l’une en pied de domaine et l’autre au niveau du col, associent tunnels, arches, virages relevés et modules. Le boardercross a également été redessiné.
Un itinéraire panoramique relie désormais sept belvédères, chacun doté d’une table de pique-nique et d’un panneau d’interprétation. Le parcours présente notamment les vallées de la Géla et du Badet, la réserve du Néouvielle, les ouvrages hydroélectriques de la SHEM, l’histoire du tunnel d’Aragnouet-Bielsa et celle de la station.
Au pied des pistes, le kiosque Le Toit Gourmand des Pyrénées élargit son offre avec restauration à emporter, produits locaux et fondues. Un nouvel Espace Propriétaire, installé près de l’office de tourisme, accompagne le classement des meublés, leur commercialisation et leur amélioration, notamment à travers le Label Qualité Confort Piau.
L’hébergement reste un volet du programme Natura Piau, engagé par la commune d’Aragnouet à partir d’un plan d’ensemble de l’architecte Jean-Michel Wilmotte. Après les résidences quatre étoiles L’Écrin de Badet et Le Cristal de Piau, puis la requalification du VVF, une résidence Nevia de 30 appartements, avec parking souterrain, est annoncée pour novembre 2027. Le VVF rénové comprend 61 chambres, dont une dizaine réservée aux saisonniers, pour un total de 249 lits, ainsi qu’un restaurant de 171 places, des salles et une piscine.
À Luz-Ardiden, la musique devient un motif de séjour
Luz-Ardiden, qui affiche 600 000 € d’investissements, mise sur l’événementiel. La deuxième édition du Luz Winter Fest, organisée en partenariat avec le Rose Festival, est programmée les 26 et 27 février 2027. Les organisateurs visent 12 000 festivaliers autour de 20 artistes, dont au moins quatre de renommée internationale. Mosimann figure parmi les noms annoncés. Le dispositif prévoit deux scènes, dix chalets de restauration et trois bars.
En complément, la station annonce 16 dates avec 35 artistes locaux et régionaux, ainsi que quatre rendez-vous consacrés à l’humour. Le 30 décembre 2026 à 18 heures, un spectacle lumineux face aux montagnes doit être accompagné de trois concerts, de restauration locale et d’un feu d’artifice.
L’offre de services évolue également avec la commande de repas en ligne et leur retrait sur place, la refonte des sites de la station et du festival, ainsi qu’une sortie associant randonnée en raquettes et raclette sous un dôme en bois au col du Pourtère. La restauration s’inscrit dans la démarche HaPy Saveurs, tournée vers les produits locaux et les circuits courts.
À plus long terme, le plan Horizon 2030 prévoit l’agrandissement de l’espace débutant, deux nouveaux tapis, le remplacement du télésiège Caperette, des investissements dans la conservation de la neige, la transformation des restaurants et le développement d’itinéraires nordiques. Ces orientations dépassent les seuls travaux annoncés pour cet hiver.
Cauterets étoffe ses services et son offre de séjour
À Cauterets, 2,2 millions d'euros d’investissements sont annoncés. Sur le domaine du Lys, la terrasse doit accueillir chaque week-end une offre différente, autour de bars à champagne, à cocktails, à huîtres ou à bonbons. Une nouvelle borne vidéo à 180 degrés complète les quatre installations photographiques déjà présentes sur les pistes. Des animations familiales, des expériences offertes à une famille tirée au sort chaque semaine de vacances et des avantages de fidélité complètent ce programme.
Au village, l’ancien bar Aragon, rénové, reprend son activité sous le nom Le Troquet. L’offre pour les groupes s’enrichit du Refuge des Isards, pour 15 personnes, et de l’ensemble Petit Ours et Grand Ours, annoncé pour 14 personnes. Un espace d’exposition permanente, dans l’ancien Office de la Montagne, propose une découverte gratuite de l’histoire et du patrimoine local.
L’accueil des salariés a également fait l’objet d’un investissement récent : un ancien hôtel de 900 m² a été transformé en maison des saisonniers, avec 26 appartements, dont 19 T1, quatre T1 bis et trois T2. Le parc municipal, réaménagé, rassemble des installations sportives et un théâtre de plein air. Ces équipements complètent les activités du Cirque du Lys et du Pont d’Espagne, où le dossier recense 36,5 kilomètres de pistes de ski de fond et cinq kilomètres de cheminements pour piétons et raquettes.
Dans le Béarn, de nouvelles activités et une offre hôtelière élargie
Les deux stations béarnaises poursuivent elles aussi leur diversification. Gourette annonce 140 000 € d’investissements pour la saison, dans le prolongement d’un programme de transformation plus large présenté à 34 millions d'euros, dont 22 millions d'euros engagés deux ans auparavant pour de nouvelles remontées et les espaces d’apprentissage.
Une zone dédiée au parapente à ski ouvre entre le secteur de Pène Blanque, à Plaa Ségouné, et les abords de l’espace Bézou. Des baptêmes biplaces doivent être proposés par l’école Ascendance de Bedous. Le restaurant Le Cairn programme sept dégustations de produits locaux, les 26 décembre 2026, 2 janvier, 6, 13, 20 et 27 février, puis 6 mars 2027.
À La Pierre Saint-Martin, l’investissement saisonnier annoncé s’élève à 296 800 €. Des barrières à neige renforcent la rétention de neige sur les pistes du Boulevard des Pyrénées et des Myrtilles. À Arette, le Domaine Lapedagne, ouvert en juillet 2026, associe hébergement, équipements sportifs, spa, balnéothérapie et piscine couverte. Une navette le relie à la station.
Les deux domaines accueilleront les Pyrénées Ice Series, des descentes chronométrées de VTT sur neige organisées par l’EPSA avec l’association La Lobot. Gourette recevra l’épreuve le 24 janvier 2027, sur la piste rouge de la Glacière et ses 300 mètres de dénivelé ; La Pierre Saint-Martin prendra le relais le 14 mars, dans le secteur Arlas.
Près de 45 % des ventes passent par les outils N’PY
La transformation se joue aussi dans la distribution. 44,92 % des ventes de forfaits sont réalisées par les outils et services N’PY, comprenant la vente en ligne et les cartes d’abonnement. La plateforme, déployée depuis 2012, rassemble environ 700 prestataires et commercialise 13 000 lits, sur un parc touristique annoncé de 52 000 lits.
Son offre réunit notamment 26 hôtels, neuf campings, 42 résidences de tourisme et loueurs professionnels, 11 agences immobilières et 531 propriétaires privés. S’y ajoutent 11 écoles de ski, 38 loueurs de matériel, 22 activités de montagne, six centres de balnéothérapie et trois autocaristes. À Lourdes, dix conseillers accompagnent les clients en français, en anglais et en espagnol, y compris le week-end.
Pour cet hiver, N’PY crée un service destiné aux groupes de plus de dix personnes, couvrant transport, hébergement, restauration, cours et activités. Le réseau étend également le Fast Pass aux forfaits journée, pour un supplément de 5 € par jour. Ce service de file prioritaire équipe 28 remontées mécaniques.
La carte No Souci Pyrénées, qui comptait 125 619 abonnés en 2025-2026, reste proposée à 46 € pour l’hiver et l’été. Elle donne accès sans passage en caisse à 14 domaines, en intégrant, au-delà du réseau historique, Ax 3 Domaines, Mont d’Olmes, Guzet et les trois stations de TRIO Pyrénées : Porté-Puymorens, Formiguères et Cambre d’Aze.
Ses avantages comprennent au moins 15 % de réduction, 30 % en semaine hors vacances scolaires, des conditions familiales permettant de skier au tarif enfant, l’assurance secours sur piste et le Fast Pass sur les remontées concernées. La septième journée bénéficie d’une réduction de 50 %, puis les dixième, quinzième et vingtième journées sont gratuites, selon les conditions du programme. Pour quatre cartes commandées, la quatrième est offerte. Des journées à –40 % sont annoncées, notamment du 11 au 15 et du 18 au 22 janvier, puis du 15 au 19 et du 22 au 26 mars 2027.
Destinée aux débutants, la carte Flex, vendue 5 €, ajuste la facturation à la zone réellement skiée. Elle comptait 41 674 abonnés la saison passée. Luz-Ardiden conserve parallèlement son offre Luz Flex à 2 € d’abonnement, avec des tarifs et des avantages propres à la station.
Autre évolution annoncée : les assurances complémentaires intègrent une garantie contre le bris de matériel, avec jusqu’à 800 € d’indemnisation pour son remplacement et 200 € de frais de location d’un équipement équivalent, selon les conditions de couverture. Le dossier mentionne une garantie en valeur à neuf pendant la première année suivant l’achat.
Des prix modulés pour encourager les réservations anticipées
Les promotions occupent une place importante dans la préparation de l’hiver. N’PY annonce 20 % de réduction sur les forfaits six jours réservés jusqu’au 31 octobre 2026, pour des séjours compris entre décembre et avril, et jusqu’à 30 % sur les forfaits saison achetés avant le 15 novembre. Des solutions de paiement fractionné sont également proposées.
Pour Noël, l’achat d’un forfait adulte donnera droit à une réduction de 50 % sur le forfait enfant, avec un premier jour de ski entre le 19 et le 21 décembre 2026 et un achat entre le 2 novembre et le 14 décembre. L’offre Boost Zone C prévoit 20 % de réduction sur les forfaits six jours pour la semaine du 6 au 13 février 2027, ainsi que sur une sélection d’hébergements du 6 au 14 février. Les achats sont annoncés du 1er décembre au 15 janvier, avec le code VACANCES. En avril, un forfait enfant six jours doit être offert pour l’achat d’un forfait adulte équivalent, pour des séjours du 1er au 18 avril, avec une période d’achat du 8 mars au 4 avril.
Peyragudes et Cauterets développent aussi une tarification dynamique, avec des réductions pouvant atteindre 40 % selon l’anticipation, la période et les disponibilités. Cauterets annonce ainsi des journées adultes à partir de 27 €. Ces prix d’appel dépendent des modalités de réservation et ne constituent pas un tarif uniforme sur l’ensemble de l’hiver.
La coopération s’étend jusqu’aux Pyrénées-Orientales
Au-delà de la marque commerciale, la Compagnie des Pyrénées organise l’accompagnement des exploitants. Issue d’une initiative des Régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine et de la Banque des Territoires, elle articule conseil stratégique et technique, participations au capital, commercialisation et immobilier touristique.
La Compagnie des Pyrénées Participations détient 28 % de la SEML du Grand Tourmalet, aux côtés du SIVU du Tourmalet, qui en possède 72 %. La Foncière des Pyrénées intervient sur la construction et la requalification des hébergements, notamment pour remettre sur le marché des logements peu ou pas loués. Le dossier estime que 80 % des skieurs sont des séjournants, ce qui donne à la disponibilité des lits un rôle direct dans la fréquentation des pistes.
La mutualisation porte également sur les fonctions supports. Piau, Peyragudes et le Grand Tourmalet partagent un chargé des ressources humaines. Une équipe de trois personnes assure l’administration des systèmes d’information des domaines partenaires, avec un service disponible 24 heures sur 24 pendant l’exploitation. L’outil DataVue rapproche les données de fréquentation, de chiffre d’affaires, de temps de travail, de consommation électrique, de satisfaction et de météo.
Dans les Pyrénées-Orientales, la Compagnie accompagne TRIO Pyrénées, la SPL créée en 2022 pour Formiguères, Porté-Puymorens et Cambre d’Aze. À Formiguères, une tour de réfrigération représente 210 000 €. À Cambre d’Aze, 2,3 millions d'euros sont consacrés au remplacement de 80 enneigeurs et à la modernisation de quatre usines à neige, avec une fin de travaux annoncée en décembre. L’objectif est de diviser par deux les consommations d’électricité et d’eau ainsi que le temps d’enneigement ; il s’agit d’un résultat attendu, pas encore d’un bilan d’exploitation.
Les ventes réalisées par N’PY Résa pour TRIO représentent 18,2 % du chiffre d’affaires de la SPL, selon le dossier. Ses domaines ont enregistré 15 694 passages durant l’été 2026, en hausse de 20 %, tandis que de nouvelles pistes de VTT enduro ont été créées. À Porté-Puymorens, des projets de diversification sont étudiés à l’horizon 2028.
Mobilités et réemploi accompagnent la diversification
Déployée en 2024, la plateforme Pyrénées Express compare les possibilités d’accès aux stations et leur empreinte carbone, en combinant voiture, train, avion et bus. Elle intègre les offres nationales, régionales et locales, dont les dessertes LiO et les skibus. Des liaisons permettent notamment de rejoindre les domaines depuis les gares et aéroports de Pau, Tarbes, Lourdes et Luchon.
Pour cet hiver, Piau et Cauterets annoncent des objets promotionnels fabriqués à partir d’anciennes tenues de ski par Madzan, entreprise installée à Lannemezan. Au Grand Tourmalet, le produit de la vente des anciens sièges du Tournaboup doit être reversé à quatre associations. Cauterets, labellisée Deux Flocons Verts, s’inscrit également dans une démarche de réduction des déchets à l’horizon 2030. Ces actions s’ajoutent aux engagements environnementaux des exploitants ; les documents ne fournissent toutefois pas de bilan carbone consolidé permettant d’en mesurer l’effet à l’échelle du réseau.
Un calendrier sportif et culturel pour soutenir la fréquentation
En dehors des grands rendez-vous de Luz-Ardiden et du Pic du Midi, Peyragudes accueillera le Festival sur mon Glaçon les 29 et 30 janvier 2027. Piau programme en février une troisième édition de Rétro Piau et les Fêtes de la Marmotte, avant son derby en mars et les animations de fin de saison en avril. Une grotte de glace doit également être proposée du 6 février au 7 mars.
Au Grand Tourmalet et au Pic du Midi, les Safety Shred Days des 19 et 20 décembre 2026 associeront les freeriders Mathieu Crépel et Victor Daviet. Un week-end de tests de skis est annoncé les 16 et 17 janvier, puis le Trail Blanc du Grand Tourmalet le 13 février et le challenge de ski-alpinisme des Coumes du Pic du Midi le 14 mars.
Cauterets prévoit son réveillon du 31 décembre au village, un Trail Blanc du Pont d’Espagne début janvier et des rendez-vous Snow Casetas en janvier et en avril. Gourette annonce un week-end de télémark les 30 et 31 janvier et le Pyrénéa Triathlon le 21 mars, reliant Pau à la station par la course à pied, le VTT et le ski. La Pierre Saint-Martin complète son offre nordique par deux journées pour les enfants en janvier et en février, ainsi qu’une initiation à l’orientation et à la recherche de victimes d’avalanche dans la forêt du Braca.
Des ouvertures échelonnées à partir du 25 novembre
L’hiver doit commencer le 25 novembre 2026 à Luz-Ardiden, puis avec une préouverture annoncée le 27 novembre au Cirque du Lys, à Cauterets. Piau prévoit d’ouvrir le 4 décembre, suivi le 5 décembre de Peyragudes, du Grand Tourmalet et du Pic du Midi. Gourette et La Pierre Saint-Martin envisagent une préouverture le 5 décembre, avant une ouverture le 19 décembre, date également retenue pour Cauterets-Pont d’Espagne. Ce calendrier reste conditionné à la météo et à l’enneigement.
Les fermetures prévisionnelles s’échelonnent du 21 mars 2027 pour le Pont d’Espagne au 18 avril pour le Cirque du Lys et le Pic du Midi. Luz-Ardiden vise le 28 mars ; Peyragudes, le Grand Tourmalet et les deux stations béarnaises le 29 mars ; Piau le 4 avril. Gourette et La Pierre Saint-Martin envisagent une prolongation jusqu’au 11 avril si les conditions le permettent.
Pour les exploitants, la diversification se mesure déjà à des changements concrets : restaurants repris en gestion directe, remontées ouvertes aux vététistes, chambres supplémentaires et événements capables d’attirer des non-skieurs. La fréquentation estivale progresse, mais les données fournies ne détaillent pas encore sa contribution au chiffre d’affaires global. C’est aussi sur cette capacité à transformer de nouvelles visites en revenus réguliers que se jouera l’évolution économique des stations.