Toulouse. Seiyo ouvre son capital et recherche 450 000 euros pour sa plateforme entrepreneuriale

Fondée à Toulouse en 2021, Seiyo veut convertir cinq années d’accompagnement de startups, PME et ETI en une plateforme accessible aux créateurs, repreneurs et dirigeants. L’entreprise, qui compte une dizaine de collaborateurs, ouvre pour la première fois son capital et recherche 450 000 euros afin de financer ce nouvel outil, dont le lancement est annoncé au printemps 2027.

Spécialisée dans la stratégie de croissance et le déploiement opérationnel auprès des startups, PME et ETI, l’entreprise toulousaine compte aujourd’hui une dizaine de collaborateurs et travaille avec plus de 25 pépinières et incubateurs. (Photo Seiyo)

Spécialisée dans la stratégie de croissance et le déploiement opérationnel auprès des startups, PME et ETI, l’entreprise toulousaine compte aujourd’hui une dizaine de collaborateurs et travaille avec plus de 25 pépinières et incubateurs. (Photo Seiyo)

Business plan, étude de marché, prévisionnels financiers, stratégie commerciale ou recherche d’investisseurs : les étapes qui séparent une idée de sa concrétisation restent difficiles à maîtriser pour de nombreux entrepreneurs. À Toulouse, Seiyo entend réunir ces travaux dans un environnement unique, avec l’objectif de rendre plus largement accessibles des méthodes souvent mobilisées dans les incubateurs et les accélérateurs.

Créée en 2021 par Julien Bardou, Éric Jolivet et Samuel Humeau, la société accompagne des startups, des PME et des ETI en phase d’accélération, de transformation ou de structuration de leur croissance, partout en France. Son modèle associe un diagnostic stratégique à une mise en œuvre opérationnelle, avec des résultats suivis en matière de chiffre d’affaires et de rentabilité. 

D’abord éprouvée auprès des startups, la méthode de Seiyo est désormais utilisée par plus de 25 pépinières et incubateurs partenaires. L’entreprise indique avoir construit plus de 180 stratégies de développement pour des startups, PME et acteurs institutionnels français, et déployé plus de 400 campagnes et actions marketing, commerciales et digitales depuis sa création. Référencée comme organisme de formation, elle conçoit également des programmes pédagogiques consacrés à la stratégie et au marketing.

De l’étude de marché à la recherche de financements

Prévue pour le printemps 2027, la future plateforme s’adressera aux personnes qui créent, développent ou reprennent une entreprise. Seiyo la présente comme une solution multimodale capable de regrouper, dans un seul parcours, la définition de la stratégie, la réalisation d’une étude de marché, la construction d’un business plan et d’un pitch deck, ainsi que l’élaboration de prévisionnels financiers et de supports de présentation.

L’outil doit aussi aider les utilisateurs à structurer leur recherche de financements. Selon l’entreprise, l’intégration de l’intelligence artificielle et de plusieurs instruments d’analyse permettra de produire des livrables directement exploitables, afin de réduire le temps consacré à leur préparation. Cette automatisation ne constitue toutefois qu’une partie du projet : la plateforme comprendra également un dispositif de mise en relation qualifiée avec des investisseurs partenaires, sélectionnés en fonction du profil du porteur de projet et de ses objectifs.

Seiyo estime qu’aucune solution ne rassemble aujourd’hui, au même endroit, la stratégie, les documents nécessaires au développement d’un projet et l’accès à des financeurs. Sa plateforme cherchera donc à créer une continuité entre la réflexion stratégique, la formalisation du dossier et la recherche de capitaux, trois séquences encore souvent traitées séparément.

Un accès annoncé à partir de 300 euros pour les dirigeants

La société veut ainsi ouvrir à un public plus large des outils principalement utilisés par les entreprises bénéficiant d’un accompagnement personnalisé, dont le coût peut constituer un frein. Le service sera proposé à partir de 300 euros pour les dirigeants et sera gratuit pour les investisseurs, d’après les conditions communiquées à ce stade.

L’enjeu consiste à permettre aux créateurs, repreneurs et dirigeants de PME de mieux structurer leur activité, d’en clarifier le modèle économique et de préparer leur financement. L’accompagnement numérique doit également prolonger le travail de formation déjà mené par Seiyo, sans limiter l’accès à sa méthode aux seules structures intégrées à un incubateur ou disposant des moyens nécessaires pour financer une prestation individualisée.

Une première ouverture de capital pour financer le déploiement

Pour mener le projet jusqu’à sa commercialisation, Seiyo ouvre son capital et recherche activement des investisseurs. L’opération porte sur 450 000 euros. Les fonds doivent financer la poursuite du développement technologique, la mobilisation des compétences de l’équipe, le traitement des sujets juridiques et réglementaires, ainsi que le déploiement commercial et marketing de la plateforme.

Cette opération intervient alors que l’entreprise fait état d’une progression de 188 % de son portefeuille clients, sans préciser dans son communiqué la période retenue pour cette comparaison. Seiyo annonce également avoir triplé son chiffre d’affaires au premier trimestre 2026 par rapport au premier trimestre 2025. La société revendique par ailleurs trois accréditations Bpifrance, consacrées à la croissance, à l’innovation et à la levée de fonds.

Avec une dizaine de collaborateurs, Seiyo aborde désormais une phase d’industrialisation de son savoir-faire. La réussite de cette étape dépendra de sa capacité à convertir une méthode jusque-là appliquée dans le cadre de missions d’accompagnement en un produit suffisamment simple pour être utilisé de manière autonome, tout en préservant la pertinence des analyses et des mises en relation proposées.

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