Réserve Africaine de Sigean : une hygiène adaptée à 2 000 animaux et plus

Avec près de 400 000 visiteurs par an et une population comprise entre 2 000 et 3 000 animaux, la Réserve Africaine de Sigean doit conjuguer exigences sanitaires, diversité des espèces et préservation de son environnement naturel. Depuis 2020, le parc produit directement sur place une solution de nettoyage conçue par Aquama, à partir d’eau, de sel et d’électricité.

À la Réserve Africaine de Sigean, les protocoles de nettoyage sont adaptés aux espèces et à leurs espaces de vie. Depuis 2020, une solution Aquama produite sur place accompagne quotidiennement le travail des soigneurs. (Photo Wiki Commons)

À la Réserve Africaine de Sigean, les protocoles de nettoyage sont adaptés aux espèces et à leurs espaces de vie. Depuis 2020, une solution Aquama produite sur place accompagne quotidiennement le travail des soigneurs. (Photo Wiki Commons)

À la Réserve Africaine de Sigean, l’entretien des espaces ne repose pas sur une méthode uniforme. Les besoins varient selon les animaux, leurs modes de vie, la configuration de leurs habitats et la nature des sols. Cette organisation prend une importance particulière pendant la période estivale, marquée par une forte fréquentation touristique.

Dans les secteurs abritant notamment les primates et les carnivores, les bâtiments où les animaux passent la nuit sont nettoyés chaque jour. L’objectif consiste à leur permettre de retrouver un environnement propre chaque soir. La solution Aquama y est principalement employée pour ses propriétés détergentes.

Les pratiques diffèrent pour les animaux évoluant majoritairement à l’extérieur. Lorsque les enclos disposent d’un sol en terre battue, les équipes peuvent recourir au « spot cleaning ». Cette méthode consiste à retirer uniquement les parties souillées du substrat avant de les remplacer, afin de préserver la propreté des lieux sans intervenir sur l’ensemble de la surface.

Les protocoles sont définis avec les trois infirmiers praticiens de la Réserve, puis appliqués quotidiennement par une équipe d’environ 50 soigneurs.

« Dans un parc animalier, nos pratiques de nettoyage doivent avant tout s’adapter aux espèces, à leurs modes de vie et à leurs espaces. Nous ne nettoyons pas de la même manière un bâtiment accueillant des primates et un espace extérieur. Aquama s’intègre à cette approche en nous permettant de répondre aux besoins de nettoyage quotidien de plusieurs de nos secteurs », explique Antoine Joris, vétérinaire et directeur zoologique de la Réserve Africaine de Sigean.

Des espaces animaliers à la clinique vétérinaire

La question sanitaire ne concerne pas uniquement les lieux de vie des animaux. Les solutions produites sur place sont également utilisées pour entretenir les espaces fréquentés quotidiennement par les visiteurs et les salariés de la Réserve.

Certains locaux sont soumis à des exigences particulières, notamment la clinique vétérinaire et la salle d’autopsie. Dans cette dernière, destinée à l’examen des animaux décédés au sein du parc, les surfaces doivent être nettoyées et désinfectées après chaque intervention. La fonction désinfectante de la solution répond alors à un besoin différent de son emploi courant comme détergent dans les bâtiments animaliers.

Cette diversité d’usages constitue l’une des principales contraintes d’un site qui associe accueil du public, soins vétérinaires, travail des équipes et hébergement de plusieurs milliers d’animaux.

Une solution produite directement dans la Réserve

Depuis 2020, la Réserve Africaine de Sigean utilise la technologie développée par Aquama dans plusieurs parties du parc. La solution est fabriquée directement sur le lieu d’utilisation à partir de trois ressources : de l’eau du robinet, du sel et une faible quantité d’électricité.

Ce procédé permet d’obtenir un produit doté de fonctions détergentes et désinfectantes, mobilisées différemment selon les espaces concernés. La production sur place limite également le transport et le stockage de produits d’entretien conditionnés. L’utilisation de contenants remplissables et réutilisables vise, de son côté, à réduire le nombre d’emballages jetés.

Le choix de cette technologie répond ainsi à un double enjeu pour la Réserve : assurer le niveau d’hygiène nécessaire au fonctionnement d’un centre animalier accueillant du public, tout en réduisant l’impact de ses pratiques de nettoyage sur son environnement.

Préserver le site naturel tout en maintenant les exigences sanitaires

Implantée au cœur d’un environnement naturel, la Réserve accorde une attention particulière aux conséquences de son activité sur les milieux qui l’entourent. L’impact environnemental a donc constitué un critère déterminant dans le choix de cette solution, présentée comme une alternative aux produits de nettoyage chimiques conventionnels.

Selon Aquama, le produit fabriqué ne contient ni molécule pétrochimique ni composé organique volatil, tandis que sa production sur place évite le recours à des bidons en plastique à usage unique. La technologie brevetée entend ainsi limiter l’exposition des agents de propreté à certaines substances, préserver la biodiversité et répondre aux exigences sanitaires des établissements accueillant du public.

La démarche s’inscrit dans une évolution plus générale des pratiques quotidiennes du parc, avec la volonté de concilier le soin apporté aux animaux, la propreté des espaces accessibles aux visiteurs et aux collaborateurs, ainsi que la protection de l’environnement naturel.

« La collaboration avec la Réserve Africaine de Sigean illustre la capacité d’une même technologie à répondre à des usages très différents. Des lieux de vie des animaux aux espaces accueillant du public, en passant par les environnements vétérinaires, l’enjeu est de proposer une réponse efficace tout en accompagnant les organisations dans la réduction de l’impact de leurs pratiques de nettoyage », souligne Willy Lionel Pomathios, fondateur et CEO d’Aquama.

Aquama se positionne comme un acteur de la « souveraineté écologique » appliquée au secteur de la propreté. L’entreprise poursuit le développement de sa technologie avec l’ambition de faire évoluer les méthodes de nettoyage dans les sites recevant du public, en associant production locale, exigences sanitaires et réduction des déchets.

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