Toulouse et Montpellier occupent respectivement les sixième et septième places du premier classement des “Villes en Croissance” publié par LinkedIn France. Fondé sur l’évolution des recrutements, des offres d’emploi et des mouvements de talents, ce palmarès place les deux métropoles occitanes parmi les territoires où les perspectives professionnelles progressent. Montpellier affiche par ailleurs la plus forte proportion d’emplois en télétravail partiel du classement.
Pour la première édition de son classement des “Villes en Croissance”, LinkedIn place les deux métropoles occitanes dans le Top 10 national. (Photo Pixabay)
L’Occitanie place ses deux principales métropoles dans le premier classement des “Villes en Croissance”, dévoilé le 22 juillet 2026 par LinkedIn France. Toulouse se classe sixième, immédiatement suivie par Montpellier, septième. Elles devancent Bordeaux, Rennes et Nantes, tandis que Pau, Annecy, Nice, Marseille et Toulon occupent les cinq premières positions.
Publié par LinkedIn Actualités, ce palmarès cherche à identifier les métropoles françaises, en dehors de Paris, dans lesquelles les opportunités professionnelles connaissent les progressions les plus marquées. Trois indicateurs ont été étudiés : la croissance des recrutements, l’évolution du volume d’offres d’emploi et les mouvements de professionnels entre les territoires.
Cette photographie du marché du travail intervient à une période durant laquelle les choix de carrière semblent de plus en plus liés au cadre de vie. Selon LinkedIn, deux tiers des salariés français déclarent travailler pour vivre plutôt que l’inverse.
« À la rentrée, beaucoup ne se demandent plus seulement quel poste viser, mais aussi dans quel territoire se projeter », souligne Mehdi Ramdani, directeur éditorial de LinkedIn France.
À Toulouse, l’industrie et le numérique portent les recrutements
Classée sixième, Toulouse confirme le poids de son socle industriel dans les embauches observées sur la plateforme. La fabrication de matériel de transport arrive en tête des secteurs qui recrutent, reflet notamment de la place occupée par les activités aéronautiques et spatiales dans l’économie métropolitaine.
Les services et le conseil en informatique, les services aux entreprises, l’enseignement supérieur et la tech complètent les principaux domaines recensés par LinkedIn. Le profil toulousain associe ainsi activités industrielles, compétences technologiques, formation et fonctions de conseil.
Le classement fait également ressortir la place prise par les nouvelles organisations du travail. À Toulouse, 32,2 % des emplois recensés proposent du télétravail partiel. Cette proportion, supérieure à celle observée à Bordeaux avec 30,3 % ou à Rennes avec 29,7 %, situe la Ville rose parmi les métropoles du classement les plus ouvertes au travail hybride.
Montpellier en tête du classement pour le télétravail partiel
À la septième place, Montpellier présente une structure économique différente. L’enseignement supérieur constitue le premier secteur recruteur identifié par LinkedIn, devant la tech, les services et le conseil en informatique, la recherche et les services aux entreprises.
Cette combinaison met en lumière le rôle de la formation, de la recherche et des activités numériques dans le développement du bassin d’emploi montpelliérain. Elle distingue Montpellier des métropoles dans lesquelles les recrutements reposent davantage sur l’industrie ou l’immobilier.
La capitale héraultaise se démarque surtout par la proportion d’opportunités compatibles avec une organisation hybride. Avec 34,3 % des emplois proposés en télétravail partiel, Montpellier affiche le taux le plus élevé des dix villes classées. Elle devance Nantes, à 32,8 %, Toulouse, à 32,2 %, et Bordeaux, à 30,3 %.
Pour les actifs attentifs à l’équilibre entre parcours professionnel et qualité de vie, cette souplesse peut renforcer l’attractivité de la métropole. Pour les employeurs, elle constitue également un élément à prendre en compte dans un contexte de concurrence entre territoires pour attirer certaines compétences.
« Pour les entreprises, c’est aussi un signal utile pour comprendre où les recrutements s’intensifient et où émergent de nouveaux bassins de talents », estime Mehdi Ramdani.
Pau prend la tête d’un classement aux profils variés
La première place revient à Pau, où les recrutements se concentrent principalement dans la fabrication de matériel de transport, les services et le conseil aux entreprises, l’immobilier et l’énergie. La proportion d’emplois proposant du télétravail partiel y atteint 24,5 %.
Annecy, deuxième, s’appuie sur la fabrication de composants, l’immobilier, les services aux entreprises, la tech, la finance et le sport. Son taux de télétravail partiel, limité à 15,6 %, figure parmi les plus faibles du palmarès. Nice, troisième, se distingue dans le conseil informatique, l’immobilier, la tech, l’enseignement supérieur et les services aux entreprises, avec 25,3 % d’emplois hybrides.
À la quatrième place, Marseille concentre ses recrutements dans les services et le conseil aux entreprises, l’informatique, l’enseignement supérieur, la tech et l’immobilier. La part de télétravail partiel s’élève à 25,8 %. Toulon, cinquième, présente un profil plus industriel, porté par la fabrication de matériel de transport, l’immobilier, les services aux entreprises, la défense et la tech. Seuls 15,4 % des emplois recensés y proposent une organisation hybride, soit le taux le plus bas du Top 10.
Derrière les deux métropoles occitanes, Bordeaux occupe la huitième place. Les recrutements y sont soutenus par la tech, le conseil informatique, les services aux entreprises, la fabrication de matériel de transport et l’immobilier, avec 30,3 % de télétravail partiel.
Neuvième, Rennes s’appuie sur l’informatique, les services aux entreprises, la tech, les télécommunications ainsi que la fabrication de produits alimentaires et de boissons. La part d’emplois hybrides atteint 29,7 %. Nantes ferme le classement avec des recrutements dans l’informatique, les services aux entreprises, la tech, l’enseignement supérieur et la finance. La métropole affiche néanmoins le deuxième taux de télétravail partiel du palmarès, à 32,8 %.
Pour établir ce palmarès, LinkedIn a étudié les zones métropolitaines dans lesquelles le marché du travail progressait et où les arrivées de professionnels étaient plus nombreuses que les départs. L’évolution annuelle des recrutements et des offres d’emploi a été rapportée au nombre moyen de membres LinkedIn présents dans chaque territoire. Les mouvements de talents ont été évalués à partir du rapport entre les flux entrants et sortants, déterminé selon la localisation renseignée sur les profils. Pour être retenue, une métropole devait se situer au moins au 50e centile pour chacun des indicateurs étudiés. Les zones comptant plus d’un million de membres LinkedIn ou moins de 200 000 membres actifs ont été écartées. L’objectif était de faire apparaître les évolutions observées en dehors des plus grandes capitales mondiales, tout en conservant un volume de données suffisamment représentatif. Les secteurs recruteurs correspondent aux activités des entreprises ayant embauché la plus forte proportion de membres dans chaque métropole entre le 1er mars 2024 et le 1er février 2026. Les données relatives au télétravail reposent sur les types de postes ayant représenté la plus grande part des embauches durant cette même période. L’étude s’appuie sur des données anonymisées et agrégées issues de millions de profils français et d’offres d’emploi. Elle doit toutefois être lue comme une représentation du marché du travail à travers l’activité enregistrée sur LinkedIn, qui revendique 1,3 milliard de membres dans le monde, dont plus de 30 millions en France.