La Région Occitanie annonce le lancement de l’appel d’offres pour construire, à Colombiers, dans l’Hérault, un centre de maintenance ferroviaire dont la mise en service est prévue fin 2028. Destiné notamment à l’entretien lourd de 18 nouvelles rames Regio2N, cet équipement doit compléter des ateliers régionaux sous tension et accompagner le développement de l’offre liO. Selon la collectivité, il s’agit du premier centre de ce type intégralement financé et construit par une Région en France.
Pour accompagner l’extension de son parc, la Région annonce le lancement de l’appel d’offres pour un nouveau centre de maintenance à Colombiers, près de Béziers. (Photo Wikicommons)
Faire circuler davantage de trains suppose aussi de disposer des moyens de les entretenir. Alors que les ateliers de Toulouse et de Nîmes sont aujourd’hui saturés, selon la Région, l’Occitanie prépare une nouvelle implantation dans le Biterrois. À Colombiers, le futur centre de maintenance doit permettre d’adapter les capacités d’entretien à l’extension du parc ferroviaire régional.
Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, annonce le lancement de l’appel d’offres pour sa construction. La collectivité assurera intégralement le financement et la construction de cet équipement, une démarche qu’elle présente comme inédite pour une Région française.
« En construisant notre propre centre de maintenance, nous faisons un choix inédit en France pour une Région et nous nous donnons les moyens de réussir le changement d’échelle du ferroviaire sur notre territoire », déclare Carole Delga.
Des installations adaptées aux 18 nouvelles rames à deux niveaux
Le centre accueillera notamment les opérations de maintenance lourde des 18 nouvelles rames Regio2N, dont les livraisons à la Région doivent commencer à l’été 2027. Leur mise en circulation s’effectuera progressivement, notamment sur la ligne du Littoral, entre Nîmes et Narbonne.
Ces trains à deux niveaux imposent des installations et des équipements adaptés à leur entretien. Le site de Colombiers répondra à ces besoins spécifiques, avec une entrée en service prévue fin 2028, selon le calendrier annoncé.
Au-delà de l’arrivée de ces rames, la Région entend préparer une augmentation plus large de l’offre ferroviaire. « Nous souhaitons disposer d’un équipement performant et adapté à l’arrivée des Regio2N sur la ligne du Littoral mais aussi anticiper l’augmentation du nombre de trains liO dans le cadre notamment de l’arrivée du SERM Montpellier Méditerranée », explique sa présidente.
Le futur centre s’inscrit ainsi dans la préparation du service express régional métropolitain de Montpellier Méditerranée, dont le développement doit être accompagné par des capacités de maintenance supplémentaires.
Un renfort pour les ateliers existants
L’implantation de Colombiers viendra compléter le réseau constitué des ateliers de Toulouse, Nîmes, Tarbes et Perpignan. L’enjeu concerne donc l’entretien du parc régional dans son ensemble, au-delà des seules rames destinées à la ligne du Littoral.
La Région prévoit également de poursuivre ses investissements dans les sites existants pour accroître leurs capacités. Le nouvel équipement et le renforcement des autres ateliers doivent permettre d’assurer la maintenance d’un parc de matériels roulants appelé à s’étendre.
« La Région franchit une nouvelle étape dans son ambition de faire du train le mode de transport du quotidien en Occitanie », affirme Carole Delga. Avec ce projet, la collectivité entend disposer directement d’un outil nécessaire au développement des dessertes régionales.
À Colombiers, une implantation également tournée vers le fret
Le choix du Biterrois repose sur des conditions foncières et ferroviaires déjà identifiées. Le centre sera construit sur un terrain maîtrisé par la Région et directement constructible. Il sera raccordé à la ligne Colombiers-Maureilhan, elle aussi propriété de la collectivité.
Ce raccordement doit renforcer les capacités régionales de maintenance tout en ouvrant, selon la Région, de nouvelles perspectives au transport ferroviaire de marchandises sur cette ligne. « En choisissant Colombiers comme lieu d’implantation, nous allons par ailleurs donner un nouvel élan au développement du transport de marchandises sur ce territoire », déclare Carole Delga.
La présidente inscrit cet investissement dans les orientations régionales en matière de mobilité : « aujourd’hui en Occitanie, nous faisons une nouvelle fois la démonstration que la transition vers des mobilités décarbonées appelle du courage politique, de l’innovation et un fort investissement ».