Spatial : Alpha Impulsion s’installe à Montaudran pour préparer ses essais de 2029

La startup toulousaine spécialisée dans la propulsion spatiale quitte l’InnovSpace de l’ISAE-SUPAERO pour des locaux de 430 m² à Montaudran. Cette implantation doit accompagner le développement de ses capacités industrielles et la croissance de ses effectifs, avec un objectif d’environ 40 salariés en 2029, en préparation du premier essai de Garnet.

La startup s’installe à Montaudran pour préparer une étape décisive : les essais de 2029. Elle vise environ 40 salariés à cette échéance. (Photo Alpha Impulsion)

La startup s’installe à Montaudran pour préparer une étape décisive : les essais de 2029. Elle vise environ 40 salariés à cette échéance. (Photo Alpha Impulsion)

Pour Alpha Impulsion, le développement de la propulsion spatiale passe par une nouvelle étape immobilière et industrielle. Dans une annonce datée du 27 octobre 2026, l’entreprise présente sa nouvelle implantation au 55, avenue Louis-Breguet, à Toulouse, face à La Cité. Après une première phase au sein de l’InnovSpace de l’ISAE-SUPAERO, elle s’installe dans le quartier de Montaudran pour disposer d’espaces adaptés à la poursuite de ses travaux et à la préparation de ses futurs essais.

Les 430 m² de ce nouveau site se répartissent entre 130 m² de bureaux et 300 m² de zone industrielle. Cette dernière accueillera l’assemblage, le stockage et les essais des sous-systèmes moteur. L’ensemble doit permettre à la jeune entreprise de mener ses activités de recherche et développement, de réaliser ses prototypes et d’assembler ses systèmes de test, notamment les moteurs destinés aux essais de 2029.

Une première capacité de fabrication en interne à construire

Au-delà du déménagement, Alpha Impulsion entend se doter progressivement de ses propres moyens de production. L’entreprise prévoit de s’appuyer sur une levée de fonds qu’elle souhaite réaliser rapidement pour investir dans des équipements et développer une première capacité de fabrication en interne. L’enjeu est de gagner en autonomie industrielle à mesure que ses programmes avancent.

Cette trajectoire s’accompagne d’une hausse prévue des effectifs. La société, qui comptait 12 employés début 2026, vise 20 personnes début 2027, puis environ 40 en 2029. Cette dernière échéance correspond à la préparation du premier essai de Garnet.

« Je remercie encore chaleureusement l’incubateur de Supaéro et le CNES pour le soutien qu’ils nous ont apporté dans cette première phase de développement. Alpha Impulsion franchit un cap et se prépare à changer d’échelle », déclare Marius Celette, CEO d’Alpha Impulsion.

Toulouse comme point d’appui du développement européen

En restant à Toulouse, Alpha Impulsion inscrit cette nouvelle phase dans la continuité de son implantation initiale. La proximité des acteurs du spatial, des partenaires industriels et des compétences constitue un élément central de sa stratégie.

« Alpha Impulsion poursuit son développement au niveau européen en s’appuyant sur Toulouse, l’un des grands pôles de l’industrie spatiale en Europe. La région nous assure des contacts privilégiés avec les institutions, l’accès à un réseau industriel mature, et un vivier de talents extrêmement qualifiés », souligne Marius Celette.

L’installation à Montaudran doit ainsi permettre de renforcer les capacités de l’entreprise tout en conservant les relations nouées au sein de l’écosystème toulousain.

Un fuselage utilisé comme carburant

Fondée en 2022, Alpha Impulsion s’est construite autour d’un brevet portant sur la « propulsion autophage ». Le principe consiste à utiliser le fuselage de la fusée comme carburant : au cours du vol, le moteur le consomme progressivement, jusqu’à ne laisser que le moteur et le satellite.

Avec cette technologie, la startup ambitionne de réduire de 60 % l’impact environnemental et de 80 % les coûts de lancement des petits satellites. Ces objectifs donnent sa direction au développement industriel engagé à Montaudran. Les nouveaux locaux doivent désormais fournir les moyens matériels nécessaires au prototypage et à la préparation des essais de 2029.

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