À Moulayrès, la Société Tarnaise Électrique a changé de dirigeant en juillet 2026. Soutenu par IRDI Capital Croissance et Tarn Capital Investissement, Yann Gimmig reprend cette PME spécialisée dans la rénovation des postes-sources, à la jonction des réseaux de transport et de distribution d’électricité. L’entreprise annonce 17 salariés et un chiffre d’affaires de 2,5 millions d’euros en 2025. Deux embauches ont été signées depuis la reprise.
À Moulayrès, STELEC est spécialisée dans la rénovation des postes-sources : ces installations qui abaissent la tension avant que l’électricité poursuive son chemin sur le réseau. (Photo Stelec)
Le passage de relais s’accompagne déjà de recrutements. Depuis la reprise de Stelec par Yann Gimmig, en juillet 2026, deux embauches ont été signées et une troisième est identifiée pour le début de l’année 2027. Implantée à Moulayrès, dans le Tarn, l’entreprise de génie électrique entend accompagner les besoins du marché des postes-sources, ces installations qui assurent la liaison entre le transport de l’électricité et sa distribution.
L’opération, présentée dans un communiqué daté du 25 septembre 2026, intervient sept ans après une première transmission. Elle associe le nouveau dirigeant à deux investisseurs de proximité, IRDI Capital Croissance et Tarn Capital Investissement, avec le soutien de deux établissements bancaires.
Une deuxième transmission depuis la création en 1993
Fondée en 1993 par Jean-Marc Colin, la Société Tarnaise Électrique avait été reprise en janvier 2019 par Pascal Guillot. Celui-ci a notamment structuré son bureau d’études et développé son activité. Après 33 ans d’existence, Stelec intervient aujourd’hui en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine, avec des équipes disposant de compétences en haute tension, dans les domaines HTA et HTB.
L’entreprise fait état de 17 salariés et d’un chiffre d’affaires de 2,5 millions d’euros en 2025. Sa spécialité : la restructuration et la rénovation des postes-sources, un domaine technique qui mobilise à la fois des savoir-faire électriques et des compétences en génie civil.
Son nouveau président, Yann Gimmig, est ingénieur de formation. Il a passé 12 ans dans l’industrie automobile, puis 15 ans dans l’assurance. Pour conduire Stelec, il entend rapprocher les méthodes acquises dans ces deux secteurs. Le communiqué décrit ainsi sa volonté de combiner « l’exigence industrielle et l’approche relationnelle des services », à partir de ces expériences opérationnelles.
Des interventions de la haute tension au pilotage à distance
Le métier de Stelec couvre les deux côtés du transformateur : la haute tension HTB en amont et la haute tension HTA en aval. L’entreprise travaille plus particulièrement sur les postes qui abaissent une tension de 90 ou 63 kilovolts à 20 kilovolts.
Ces interventions reposent aussi sur des partenariats avec des entreprises de génie civil spécialisées dans les postes-sources. À ce travail sur la haute tension s’ajoutent les travaux électriques en basse tension nécessaires au pilotage à distance des installations, également réalisés par Stelec.
La PME situe ses perspectives de développement dans le mouvement d’électrification des usages énergétiques. Selon le communiqué, les objectifs portés par le gouvernement français et l’Union européenne soutiennent la croissance de ce marché de niche. Aucun taux de croissance ni objectif de chiffre d’affaires futur n’est toutefois communiqué.
Pour répondre à cette évolution, Stelec annonce une « politique active et raisonnée de recrutement », tout en affichant la volonté de maintenir ses exigences de sécurité et de qualité des prestations. Les deux embauches signées depuis juillet et le recrutement identifié pour début 2027 constituent les premiers éléments concrets de cette orientation.
Deux investisseurs de proximité et deux banques pour financer la reprise
Le montage de l’opération comprend un apport en fonds propres d’IRDI Capital Investissement, par l’intermédiaire d’IRDI Capital Croissance, et de Tarn Capital Investissement. La Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées et la Banque Populaire Occitane assurent l’accompagnement bancaire. Le prix de cession et la répartition du capital ne sont pas précisés.
Implantée à Toulouse, Bordeaux et Montpellier, la société de gestion IRDI Capital Investissement accompagne les entreprises du Sud-Ouest depuis leurs premières étapes jusqu’aux opérations de développement et de transmission. Elle annonce 550 millions d’euros d’actifs sous gestion, une capacité d’investissement pouvant atteindre 15 millions d’euros et près de 200 PME partenaires, dans différents secteurs.
Sa structure de proximité, IRDI Capital Croissance, dispose pour sa part de 20 millions d’euros de fonds propres et d’un portefeuille de 40 entreprises en Occitanie, principalement dans l’industrie et les services aux entreprises. Ses interventions, qui peuvent atteindre 1,5 million d’euros, visent notamment à accompagner en fonds propres les dirigeants et les repreneurs de PME en croissance.
Tarn Capital Investissement intervient à l’échelle départementale pour soutenir le développement, la transmission et la reprise d’entreprises ayant besoin de renforcer leur structure financière, en complément des prêts bancaires. Ses investissements se situent généralement entre 50 000 et 100 000 euros. Ses participations sont exclusivement minoritaires, afin de laisser aux dirigeants la maîtrise de leur entreprise, dans une logique d’accompagnement de long terme. Ces fourchettes décrivent les modalités habituelles d’intervention des investisseurs, et non les montants engagés dans Stelec, qui ne sont pas divulgués.