Le laboratoire nîmois Phytocontrol vise le premier rang sur le marché de l'hydrologie

crédit : Benjamin Célier-Phytocontrol.

Le groupe Phytocontrol (350 collaborateurs ; CA 2019 : 25 M€), spécialiste de la sécurité sanitaire des eaux et des aliments, annonce sa 1ère acquisition : le  laboratoire SPM (12 collaborateurs ; CA 2018 : 697 K€)  à Barcelone qui couvre les domaines de la microbiologie alimentaire, l’analyse des eaux (microbiologie, physico-chimie et légionelle) et la microbiologie de l’air. La présence du groupe en Espagne avait déjà été concrétisée en 2017 par la création d’une filiale à Alicante. Le groupe possèdait 3 agences en Espagne, à Alicante, Barcelone et Madrid.

Un plan de croissance ambitieux
Phytocontrol n’a pas fini de croître. A sa tête, Mikael Bresson voit grand pour l’entreprise qu’il a fondé en 2006 avec son associé Eric Capodanno : « Nous allons devenir le numéro un en Europe pour toutes les analyses de l’eau », déclare-t-il en s’appuyant sur des résultats déjà très probants. Le groupe de 350 personnes prévoit déjà de passer de 20 à 25 millions d’euros de chiffre d’affaires entre 2018 et 2019, avec une quarantaine d’embauches réalisées en 2018.  Le plan 2020-2025 veut suivre cette courbe avec en ligne de mire un CA de 50 M€ en 2025. Pour le moment propriété d’investisseurs indépendants, l’éventualité d’une entrée en bourse n’est pas écartée par le dirigeant, mais dans des horizons plus lointains.

10 millions d’euros de travaux
L’entreprise est actuellement en train de ficeler un pool bancaire pour financer son développement. Le plan de financement de Phytocontrol s’élève à 50 millions d’euros sur 5 ans, de 2020 à 2025, incluant 10 M€ de grands travaux. Ces travaux concernent le projet de construction d’un nouveau laboratoire et d’un siège social revisité, toujours à Nîmes. Les bureaux seront prêts en 2021. La surface du futur laboratoire n’est pas encore fixée (autour de 4000 m pour la première tranche avec un maximum de 10 000 m²) car les équipes attendent entre autres la confirmation de l’obtention du marché de l’analyse de l’eau en Occitanie. La suite ?  « Nous pourrions reproduire ce modèle de laboratoire axé sur le marché public local d’analyse de l’eau sur d’autres départements », projette Mikael Bresson.

Poussée de l’export
Phytocontrol a inauguré un laboratoire de proximité de 500 m² en juin dernier en Bretagne, à Vezin-Le-Coquet (1 M€ d’investissement, une quinzaine de salariés). A côté du Gard et la Bretagne, un troisième laboratoire est en activité à Barcelone. Mikael Bresson lorgne aussi sur les marchés des Hauts-de-France et de Rhône-Alpes. Près d’une vingtaine d’antennes commerciales sont déjà installées en France mais aussi en Europe (Irlande, Espagne, Italie, Maroc, Angleterre). Phytocontrol compte bien continuer à propager ses services hors frontières, en commençant par l’Europe, et veut passer de 10 à 50% d’activité à l’export d’ici à 2025.

L’innovation pour levier de croissance
Comment Phytocontrol se démarque de la concurrence sur ce vaste marché de la sécurité sanitaire des aliments et de l’eau ? 20 % de l’activité du groupe est dédiée à la R&D.  L’innovation est au cœur de la stratégie de l’entreprise. Exemple, elle développe son propre système d’information via un datacenter de dernière génération et optimise les process en proposant un système unique de traçabilité du cheminement de l’échantillon. Dans le domaine de l’hydrologie, un service clé en main englobant tous les maillons de l’analyse est proposé. Soit un seul interlocuteur pour le client. Sur la qualité de la prestation, Phytocontrol prouve son savoir-faire avec son grand  nombre d’accréditations obtenues mais aussi la clientèle de renom que la PME a touché par son professionnalisme : les principaux leaders de la distribution agroalimentaire, de la production de l’alimentation infantile (secteur très exigeant dans le domaine), et les acteurs de l’eau ont signé avec Phytocontrol.