L'entreprise toulousaine CLS détecte les icebergs sur le Vendée Globe

Depuis 1992 et la première édition de la mythique course à voile, le groupe CLS (une filiale du CNES et de la CNP, une société d'investissement belge) travaille de consort avec les organisateurs du Vendée Globe. 

Détecter les icebergs en amont
Spécialiste dans le développement de solutions satellitaires, CLS s'occupe de faire la détection des icebergs sur le chemin emprunté par les navigateurs. Plus de quatres mois à l'avance, l'entreprise toulousaine étudie les zones antarctiques qui larguent à l'été austral de grands icebergs.

Grâce à ces données, elle peut identifier des zones menacantes et met en place avec l'organisation de la course des ZEA (Zone d'Exclusion de l'Antarctique), où les skippers n'ont pas le droit d'aller en raison de la dangerosité des milliers d'icebergs submergés.

Un suivi pendant la course
Pendant toute la durée du Vendée Globe, une dizaine de satellites continue de détecter les icebergs qui apparaissent sur le chemin des marins, comme aujourd'hui le jeudi 3 décembre où  "une vingtaine d'icebergs douteux ont été repérés dans la zone de Crozet et de Kerguelen". Cette observation transmise par CLS a permis aux organisateurs de la course de décider de relever la ZEA de 5 degrés plus au nord, agrandissant de plus de 400km le cordon de sécurité initialement prévu.
Avec 135 millions de chiffre d'affaires en 2019, CLS utilise au quotidien plus de 130 satellites et emploie 750 salariés dans le monde sur 28 sites différents, dont le siège social basé à Toulouse.

 

Alidières Thomas