Interview de Xavier Lafontan, président d'Intesens : nous lançons une plateforme de services pour fiabiliser les équipements industriels

A l'horizon 2022, nous espérons franchir la barrre du million d'objets en opération

« Nos solutions connectées préviennent les dysfonctionnements des infrastructures, anticipant la survenance de pannes et autres risques. A la rentrée, nous lançons à l’échelle industrielle le premier produit de la gamme IDIAG, une plateforme de services destinée à fiabiliser les équipements industriels critiques »

 

Faisant partie des sociétés pionnières installées à l’IoT Valley, Intesens a été plusieurs fois primée pour ses solutions technologiques et sa performance globale. Fondée  par Xavier Lafontan, cette PME équipe les infrastructures en objets connectés. Le tout pour prévenir les risques de dysfonctionnement et défaillance d’un réseau.

Avec plusieurs produits innovants en portefeuille, l’entreprise enregistre une forte croissance de l’activité. « Nous visons en 2018 un chiffre d’affaires de 5 M€ avec une quarantaine de salariés employés » indique Xavier Lafontan en détaillant les axes de développement et les étapes clés franchies par cette start-up utilisatrice depuis 2014  de reseaux  cellulaires bas débit.

Entreprises Occitanie : Comment a démarré Intesens ?

Xavier Lafontan : A la création de la start-up en 2009,  nous avons mis au point des enregistreurs de données pour expliquer les «défaillances » des systèmes industriels. Nous avons signé un premier contrat avec Alstom qui voulait comprendre les défauts électriques des motrices de locomotives. Ensuite, nous avons connecté nos systèmes à Internet, via le réseau Sigfox. A partir de là, nous avons initié des collaborations avec de grands comptes industriels qui nous ont décerné plusieurs prix sur des programmes de recherche et développement. La SNCF, RTE, Enedis ont récompensé nos technologies et notre positionnement IoT,  (1) facilitant l’exploitation des infrastructures.

E.O. : Pour financer votre R&D étalée sur plusieurs années, avez-vous eu des soucis ?

X.L. : Nous avons réalisé une première levée de fonds en 2010, mobilisant 500 000€ auprès de business angels. Une deuxième augmentation de capital a été opérée en 2016, dépassant le million d’euros dont 400 000 apportés par la holding Intesens et 200 000 par les investisseurs de départ. Le fonds de revitalisation de Motorala, BPIfrance, des banques ont participé au tour de table. Nous avons pu accélérer notre recherche et lancer le premier produit de la gamme IDIAG qui en comprend cinq. Les deux derniers sont encore en développement.