Vivadour développe des agro-chaînes et le bio

Jean-Marc Gassiot le président de Vivadour

La stratégie de structuration des filières en agro-chaînes, la montée du bio chez Vivadour illustre les changements en cours. Cette coopérative principalement active dans le Gers est présente dans les productions végétales, les semences, les graines potagères, la viticulture, la volaille, les canards gras et les bovins. Elle fait partie des poids lourds en Occitanie avec ses 5000 agriculteurs, un chiffre d’affaire de 440 millions d’euros, un résultat net de 4 millions d’euros avec 1000 salariés.

La production de cultures végétales est en baisse (450 000 t en 2018 contre 630 000 t en 2014) à l’instar du maïs en raison de contraintes climatiques, réglementaires et économiques. « L’Europe est devenue la 1ère région importatrice de maïs, le rendement moyen à l’ha ne progresse plus en France (9 t) contre 11,2 t aux USA » indique Jean-Marc Gassiot le président de Vivadour. Les prix européens sont sous pression face à la concurrence internationale.

Structuration de la filière bio

A l’inverse la production bio connaît depuis 2015 un essor significatif. Avec 15 000 ha de surface en 2017 (20 000 ha en 2018), elle représente 15% de la sole. Vivadour a organisé sa filière bio en créant une direction et une équipe technique dédiée. Les 250 producteurs bio sont réunis dans le groupe « Les Agriculteurs bio de Gascogne ». Il fournit les matières premières végétales bios utilisées pour les filières l’Œuf bio du Gers, Poulet bio du Gers et viande bio Vignasse & Donney, constituant autant d’agro-chaînes. Vivadour a en parallèle renforcé son alliance avec Agribio Union.

La crise de la grippe aviaire avait touché fortement la filière foie gras. La production est passée de 37 millions de canards en 2015 à 23 millions en 2017 pour remonter à 31 millions en 2018. Les filiales de transformation aval ont performé chez Delpeyrat, Fleurons de Samatan et Gers Distribution. La filière volaille a retrouvé sa pleine capacité tant sur le poulet Label du Gers que sur le poulet standard, autour de 10 millions de volailles. « Avec la tendance du local, la marque Gers constitue une assurance recherchée par le consommateur et la marque Poulet d’Ici poussée par les Fermiers du Gers commencent à marquer les esprits et se développer » indique Franck Clavier le directeur général de Vivadour.

« Œufs du Gers »